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Swipe to navigate : la fausse bonne idée de Mac OS X Lion ?

Glisser deux doigts pour avancer/reculer dans l'historique de sa navigation dans Safari... Une fausse bonne idée ?

Je ne cacherai pas l’enthousiasme que suscite, chez moi, le prochain opus de Mac OS X. Les concepts de Versions et d’Auto Save, extrapolations naturelles sinon évidentes évidentes de Time Machine, sur le mode sauvegarde incrémentale en mode bloc, me semblent excellents. L’enregistrement des états des applications à leur fermeture, façon iOS, j’adore. Le LaunchPad ? L’idée me séduit clairement : pour quelqu’un comme moi qui n’utilise qu’à peine le Dock, c’est parfait. Les applications en plein écran ? Excellent, en tout pour toutes ces applications qui n’appellent qu’à peu d’interactions avec d’autres applications. AirDrop ? Trop fort : enfin un raccourci naturel vers le dossier public d’autres utilisateurs. FileVault ? Enfin le chiffrement intégral – et non plus seulement celui du dossier personnel.

Mais, plus généralement, de mon point de vue, Lion introduit des logiques ergonomiques vraiment novatrices sur le poste de travail. Et même si celles-ci me paraissent tout particulièrement intéressantes avec un ordinateur portable (applications plein écran; passage d’un écran virtuel à l’autre avec trois doigts, etc.), je suis convaincu de leur potentiel sur le desktop avec un… trackpad. D’une certaine façon, je crois qu’Apple va réussir là à démocratiser Spaces, une fonctionnalité intéressante et existant depuis des lustres dans le monde Unix/Linux mais que je n’avais vu séduire auprès d’utilisateurs «lambda» de mon entourage. Même chose pour Exposé : avec Mission Control, et les gestes de commande associés, je le sens bien parti pour décoller véritablement. Et tant pis si tout cela nécessitera un peu d’apprentissage.

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Safari 5 : personnalisez le «lecteur»

Lancer le mode "Lecteur" de Safari 5

J’aime beaucoup le nouveau mode lecteur de Safari 5 – accessible via le menu Présentation de l’application, ou un bouton dans la barre d’adresse, sur le même mode que les flux RSS. Mais la police utilisée et sa taille ne me conviennent que modérément. Comment modifier cela ?

En fait, c’est tout simple et ça se passe dans le fichier Reader.html caché dans Safari.app/Contents/Resources, sur Mac. Ce fichier intègre une feuille de style complète décrivant la manière dont le mode reader doit afficher le contenu principal d’une Web, à la manière d’un Lightbox ou d’un FancyBox (il s’agit de l’élément style avec l’id article-content). Armé d’un Coda ou d’un Smultron, il ne vous reste plus qu’à vous faire plaisir et à adapter le Reader à vos envies.

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Apple s’invite sur les PC sous Windows

La nouvelle a fait couler de l’encre à la fin de la semaine dernière, et devrait continuer cette semaine : Apple “pousse” Safari, son navigateur Web, sur les PC sous Windows, via son logiciel Apple Software Update installé avec iTunes et/ou QuickTime. Et par “pousser”, il faut entendre que l’éditeur ne se contente pas d’informer l’utilisateur de l’existence de Safari pour Windows dans sa dernière version : Apple “pré-coche” la case “Installer” associée à Safari dans l’interface d’Apple Software Update; l’utilisateur distrait laissera cette case cochée et lancera donc l’installation de Safari sans autre forme de procès et en dehors de toute démarche volontaire active. 

John Lilly, PDG de Mozilla, l’éditeur de Firefox, voit la démarche d’un mauvais oeil, comme l’on peut s’en douter : Firefox tente de se faire une place au soleil et voilà qu’Apple exploiterait le puissant canal de distribution d’iTunes pour pousser son propre navigateur Web au risque de lui couper l’herbe sous le pieds.Mary Jo Foley, de ZDNet, relève très justement sur son blog qu’Apple compte 1 million de téléchargements d’iTunes par jour, dont 500 000 pour des PC sous Windows. 

John Lilly attaque Apple sur le terrain de la confiance des utilisateurs. Le PDG de Mozilla reproche en effet à Apple de jouer avec celle-ci : “il est dur de faire comprendre aux utilisateurs à quoi servent les correctifs, et d’être sûr qu’ils appliquent les mises à jour” évoque-t-il dans sa tribune, avant de reprocher à Apple de faire croire aux utilisateurs d’iTunes ou de QuickTime qu’il vont procéder à une mise à jour en téléchargeant Safari 3.1 alors même qu’ils n’ont pas installé de version antérieure de ce navigateur. 

La démarche de John Lilly est-elle sincère ? Franchement, je trouve que c’est discutable. Certes, Safari est loin derrière Firefox en termes de parts de marché. Pour mémoire, en février, Safari disposait d’une part de marché sur Internet de 5,7 %, contre 17,27 % pour Firefox et 74,88 % pour Internet Explorer, selon NetApps. Chose intéressante, la progression de Safari depuis un an (+1,1 point), ne s’est pas faite au détriment de Firefox : au cours des douze derniers mois, c’est IE qui a reculé, au profit, principalement de Firefox. Mais ce dernier peine malgré tout à s’imposer face à Internet Explorer. Et ne parlons pas d’Opera qui ne dépasse pas le pourcent de part de marché. Bref, je ne crois pas que John Lilly accueille à bras ouverts un nouveau concurrent, fusse-t-il tout aussi respectueux des standards que lui. D’ailleurs, comme pour obtenir l’absolution, le PDG de Mozilla insiste d’ailleurs sur le fait qu’il n’est pas vraiment concerné par le problème des mises à jour : “les utilisateurs de Firefox sont incroyablement à jour; ils adoptent très vite.” Et pour cause : l’installation des mises à jour de Firefox se fait obligatoirement, au moins lors du lancement du logiciel suivant le téléchargement, en tâche de fond, de la nouvelle version.

De l’autre “côté”, les critiques fusent, soutenant la démarche d’Apple. Sont-elles bien justifiées ? Joe Wilcox, d’eWeek, énumère les raisons qui ont pu pousser Apple à adopter cette stratégie de diffusion de Safari sous Windows. Mais en aucun cas il ne les présente comme des justifications. Et il n’a probablement pas tord. A tout le moins, je ne peux m’empêcher de regretter que la case correspondant à l’installation de Safari soit cochée par défaut : c’est peu de chose, mais c’est assurément discourtois. Ca l’est d’autant plus à mon sens que les internautes ont obtenu parfois de haute lutte que soit adopté le principe du “opt-in” pour les communications électroniques publicitaires. Le respect de ce principe ne brille déjà pas par sa généralisation, ce n’est pas la peine d’ouvrir une nouvelle brèche. Mais peut-être faudra-t-il prochainement étendre le débat sur les communications électroniques publicitaires à la diffusion des logiciels par Internet : de nombreux logiciels s’installent en proposent leur cohorte d’outils “partenaires” à la légitime plus ou moins discutable.

Je note tout de même que les “lignes” ne sont pas aussi précisément tracées que l’on peut le voir d’habitude dans un débat impliquant Apple : 9to5mac et MacGénération semblent par exemple s’être rangés du côté de l’opposition à Apple.

Au final, cette “indélicatesse” d’Apple aura au moins réussi à générer du “buzz” autour de Safari, son navigateur Web. Et c’est peut-être ce qui compte le plus pour l’éditeur.

 

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