Tag Archives: presse

MacGeneration : quand l’audace paie

Tous ceux qui me connaissent vous le diront : la flagornerie, ce n’est pas mon truc. Non seulement j’y suis mauvais – et ça se voit – mais en plus, j’exècre l’exercice. Voilà pour le préambule nécessaire alors que je collabore occasionnellement à MacGénération (et non, je ne mettrai pas de lien direct pour le seul plaisir d’éviter certaines insultes). Reste que je ne peux me priver d’exprimer la satisfaction que j’éprouve à l’utilisation de l’application iPad de MacGé. Tout d’abord, je me permets de le rappeler, elle a été développée en interne. Je ne livrerai pas de nom, mais je baisse très bas mon chapeau : au moins, chez MacGé, quand on parle développement pour iOS, on sait de quoi on parle. Et peut-être, d’ailleurs, ces compétences pourraient-elles êtres un peu mises à profit sur le sujet et, notamment, sur Xcode 4. (Clin d’oeil discret à Christophe) Mais venons-en au coeur du sujet. Pourquoi est-ce que j’adore l’application iPad de MacGé ?

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iPad : une chance pour la presse, autant qu’un défi

Le Financial Times sur iPad : une expérience entre le Web et le papier.

Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que la consultation de sites Web soit aussi confortable avec l’iPad : clairement, contrairement à l’iPhone ou à l’iPod Touch, l’iPad n’a pas un besoin impérieux d’applications dédiées pour les sites Web d’information – lire lemonde.fr sur iPad est très agréable.

A vrai dire, je suis tenté de penser que les éditeurs de sites Web d’information vont devoir faire preuve de beaucoup d’imagination et intégrer une bonne dose de service à leurs applications dédiées s’ils veulent réussir à monétiser leur audience sur l’iPad (mes confrères d’iCreate résument bien la composante économique de la problématique ici). Son format se prête d’ailleurs assez bien à des applications de type réseau social; le clavier virtuel est suffisamment confortable pour commenter et échanger autour d’une actualité.

Mais plus que cela, c’est l’interface homme-média que l’iPad invite à repenser : ce n’est pas une simple liseuse de PDF; il a bien plus à offrir qu’un simple lecteur de flux RSS; l’ergonomie du Web n’est pas non plus la plus adaptée à l’iPad… Ca commence à faire compliqué comme équation et je n’ai pas de recette miracle à proposer. Mais je crois fermement que celui qui réussir à intégrer élégamment contenus et service avec une ergonomie spécifique totalement adaptée à l’iPad tiendra un hit.

Pulse, un lecteur de flux RSS original pour iPad

Prenons donc quelques exemples. L’application du Monde.fr semble décevoir ses premiers clients en cela qu’elle s’apparente à une liseuse de PDF; celle des Echos ne me convainc que très modérément même si elle associe liseuse de PDF et flux d’information en continu. NewsRack fait du bon boulot, comme lecteur de flux RSS – même si Pulse va beaucoup plus loin dans l’innovation sur le terrain de l’ergonomie. Mais il s’arrête là : il va convenir à certains utilisateurs mais pas permettre aux médias de développer de nouveaux modèles économiques…

L’application de Bloomberg est assez impressionnante côté intégration de services et de contenus (sans le côté interactif). Et celles de France 24 et de BBC News m’apparaissent à la fois complètes et plutôt bien réalisées, avec une ergonomie remarquable.

Eric, de Presse-Citron, arrive peu ou prou à une conclusion comparable après un tour d’horizon des applications média de l’iPad. Il relève en particulier les applications du New York Times et de USA today qui, il est vrai, jouent à fond la carte de la duplicité, avec une expérience à mi-chemin entre papier traditionnel et Web, avec ses liens hypertexte. J’y ajouterai la toute récente application du Financial Times, très agréable à utiliser.

Bref, pour la presse, l’iPad me semble représenter à la fois une opportunité et de nombreux défis, de même que, pour l’instant, un formidable terrain d’expérimentation, un laboratoire ambulant de l’ergonomie des interfaces homme-machine.


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L'encre électronique fait ses premiers pas dans la presse

Les composants de la couverture électronique.

C’est une première qui fait du buzz: le magazine américain Esquire vient de publier 100 000 exemplaires d’un numéro anniversaire intégrant un affichage à encre électronique dans sa couverture. Et même deux, en comptant la publicité Ford en page 2.

L’initiative attire tantôt l’enthousiasme, tantôt l’opprobre sur le Net, depuis quelques jours que le magazine est sorti dans les kiosques américains. Une chose est sûre : elle ne laisse pas indifférent.

La question, c’est pourquoi ? Pourquoi, en effet, faire autant de foin autour d’un affichage qui clignote, intégré dans une couverture rigidifiée par les mousses de protection du circuit imprimé et piles intégrés ? Affichage en noir et blanc qui ne sert qu’à jouer sur le contraste pour mettre en valeur des imprimés translucides et quelques mots : “The 21st Century Begins Now”; “le 21ème siècle commence aujourd’hui”, en français.

En premier lieu, il convient de relever que, si la couverture est rigide, ce n’est dû qu’au circuit électronique : les afficheurs sont parfaitement souples. On ne parle donc pas là d’écrans à cristaux liquides rigides conventionnels. Mais ces afficheurs sont segmentés : ils sont construits pour afficher des motifs prédéterminés et aucune programmation ne pourra changer cela.

Alors, pourquoi ce buzz ? Rappelez-vous : les premiers écrans à cristaux liquides n’offraient guère plus de possibilités. Depuis, ils se sont mis à la couleur et à la haute définition 1080p. Un sacré chemin parcouru. De là à imaginer que l’e-ink d’Esquire profite d’un destin comparable, il n’y a qu’un pas. Et pour peu que l’on se laisse aller à le franchir, on comprend alors pourquoi Esquire a réussi à générer autant de buzz autour de sa couverture clignotante.

Et l’on peut ajouter à cela que les écrans intégrés à cette édition anniversaire d’Esquire ne sont pas rétro-éclairés; et que l’électricité ne sert qu’à ordonner le passage du blanc au noir (et inversement, voire avec des niveaux de gris) mais surtout pas à maintenir un état d’affichage : il suffit de débrancher un écran du contrôleur pour s’en apercevoir; l’affichage reste figé. Du coup, les piles prévues par l’éditeur devraient fournir de l’électricité pour au moins 90 jours. De quoi faire rêver les fabricants de baladeurs multimédia.

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Développement durable : le manque d'à propos de Science & Vie

Le magazine Science & Vie commercialise actuellement un hors série pour le moins intéressant, consacré au développement durable. Mais la communication semble avoir eu du mal à passer entre la rédaction du mensuel et ses équipes commerciales. En effet, le hors série est accompagné d’une offre d’abonnement assortie d’un cadeau… un chauffe-tasse USB. 

Le tout sur fond de publicité pour des numéros consacrés à la maison énergétiquement efficace, au changement climatique… Est-ce bien raisonnable ?

Sans l’avoir vu, on peut facilement imaginer que le dit chausse-tasse soit importé de Chine, présente une efficacité énergétique pour le moins limitée, et augmente la consommation électrique globale de l’ordinateur sur lequel on l’aura branché. 

Si vous le recevez et que vous l’utilisez, pensez au moins à le débrancher après avoir fini votre café…

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A lire : l'éolien en procès (Libération)

Dans un article intéressant, Libération revient sur la guéguerre qui continue d’opposer, en France, pros et antis de l’éolien. La revue de détail des arguments de chaque camp mérite le détour avec, en tête, pour les opposants, la question des paysages. L’éolienne à l’ancienne, ça aurait peut-être plus de succès ?

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