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Hyperspace Hybrid : un premier hyperviseur « natif » pour PC qui pose plus de questions qu’il n’en résout

Hyperspace Hybrid… rien à voir avec Star Wars. Il s’agit d’une solution conçue par le spécialiste des BIOS de PC Phoenix pour éviter d’avoir à recourir à Windows pour surfer sur Web, relever son e-mail ou chatter en ligne. Voire même regarder des vidéos. Pour la base, tout est sur le site Web de Phoenix, ici. Pour le concept, faisons simple : sur un Mac, Parallels Desktop et VMware Fusion permettent de faire fonctionner un « faux PC » sous Windows ou Linux, « dans » Mac OS X.

Le concept d'Hyperspace Hybrid

Le concept d'Hyperspace Hybrid

On parle de virtualisation de type 2. Virtualisation car il s’agit d’un PC virtuel. De type 2 parce que ce PC virtuel fonctionne dans un logiciel qui s’exécute lui-même dans un système d’exploitation. La virtualisation de type 1, par opposition, consiste à faire fonctionner des ordinateurs virtuels sur un ordinateur physique, en dehors de tout système d’exploitation de base ou « hôte », comme il convient plutôt de dire. Hyperspace Hybrid, en définitive, c’est un peu le prototype de ce que pourrait être l’hyperviseur – le logiciel chargé de faire fonctionner les machines virtuelles – de type 1 que Citrix se propose de développer avec Intel : il s’agit de faire fonctionner un PC virtuel sous Windows d’un côté, et un PC virtuel sous Linux de l’autre, sans que l’un ne fonctionne dans l’autre. La comparaison est d’autant plus pertinente que Phoenix devance quelque peu Citrix dans son exploitation de l’hyperviseur Xen sur des postes clients, alors que l’on le connaît plutôt sur les serveurs.

Des performances limitées sous Windows

Voilà pour la théorie. La pratique a de quoi faire pâlir, en l’état. Sur un ThinkPad X301 prêté par Lenovo, l’installation d’Hyperspace Hybrid se déroule sans trop de soucis – après ajustement automatique de la taille des partitions afin de permettre au bootloader de Phoenix de s’installer -, tout juste faut-il redémarrer une fois pour passer le BIOS et activer les extensions VT du processeur Intel, indispensables à l’hyperviseur de Phoenix. L’installation terminée, il faut redémarrer.

Fin de l'installation d'Hyperspace Hybrid

Fin de l'installation d'Hyperspace Hybrid

Le redémarrage se fait sous un Linux fortement allégé par Phoenix, et concentré autour d’une version modifiée de Firefox 3. Lequel navigateur permet d’accéder à des sites Web prédéfinis par l’éditeur : Meebo pour la messagerie instantanée, YouTube, Flickr, FaceBook, Gmail, etc. Hyperspace Hybrid permet de configurer la connexion WiFi. Mais – première déconvenue – pas le clavier, qu’il considère comme un clavier Qwerty nord américain. Cela dit, la connexion WiFi fonctionne à merveille, y compris au sortir de veille.

Pendant que l’on joue à surfer avec Hyperspace Hybrid, le PC virtuel sous Windows Vista – c’est la configuration par défaut du X301 – se charge tranquillement. Et, il faut le reconnaître, pas très rapidement. Après quelques minutes, cette seconde machine virtuelle est néanmoins disponible : on passe de l’une à l’autre par une pression sur la touche F4. Mais le passage à Vista a de quoi faire frissonner au premier abord : la résolution de l’affichage est retombée à 800×600 pixels ; les effets de transparence de Vista ont disparus ; Vista veut installer un nouveau pilote de carte son et signale la perte du module de sécurité TPM. Dans la foulée, il indique qu’il voudrait bien qu’on le « réactive » auprès de Microsoft, mais ce n’est pas possible ; pour l’éditeur, ce Windows Vista serait une version pirate et il faut décrocher son téléphone pour négocier.

Détails du pilote développé par Phoenix pour son hyperviseur.

Détails du pilote développé par Phoenix pour son hyperviseur.

Bref, tout cela prend des airs de mauvaise farce. Et ce n’est pas fini. La résolution de l’écran peut être ramenée à 1280×800 pixels, mais il n’est pas question de retrouver la transparence sous Vista : l’hyperviseur de Phoenix ne fournit aucune accélération matérielle ; 3DMark’06 ne veut même pas se lancer ; les adeptes de la virtualisation sous Mac OS X connaissent bien ce phénomène. Et pas question de lire un DVD : le lecteur/graveur intégré n’est reconnu sous aucune des deux machines virtuelles ; il est condamné. Par chance, les clés USB ne connaissent pas le même souci.

La solution du futur ?

La bonne nouvelle, c’est qu’Hyperspace Hybrid démarre très très vite – on peut compter là en quelques très petites dizaines de secondes -, bien moins que Windows Vista, ce qui laisse largement le temps de commencer à surfer ou à consulter son courrier électronique pendant que Vista démarre. L’autre bonne nouvelle, c’est que l’on peut retrouver la pleine expérience Vista en appuyant sur la touche F4 à la mise sous tension. Mais pas en sortie de veille : il faut un vrai redémarrage physique. Avec, à la clé, le retour des questions de Windows relatives à son activation. Et ça, à la longue, ça risque de fatiguer.

Bref, Hyperspace Hybrid présente un intérêt certain, en tant que prototype de ce que les hyperviseurs de type 1 pour ordinateurs personnels pourront faire… demain. En attendant, on peut regretter que Phoenix souhaite déjà facturer sa solution (60 $/an), avec tout ce qu’elle a de bancal. Et les premiers retours d’expérience, sur les forums de l’éditeur, sont peu amènes avec deux sujets particulièrement actifs : l’installation échoue ; comment désinstaller. Mais tout cela n’a pas empêché Asus de vouloir l’adopter pour de prochaines machines. On lui souhaite de profiter d’une prochaine version.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : Hyperspace préfigure très probablement les environnements logiciels d’une bonne partie des ordinateurs personnels de demain, ne serait-ce que parce que les entreprises ont là d’importantes économies à réaliser en matière de gestion de gestion de parc informatique. Phoenix ne s’y trompe d’ailleurs pas : il invite déjà des partenaires à proposer des extensions pour son Hyperspace, extensions qui seront validées et verrouillées et pourront, par exemple, être circonscrites à des applications métiers proposées par une entreprise cliente. L’éditeur le précise même : son hyperviseur peut être embarqué directement dans le BIOS et intégré dans une longue chaine sécurisée faisant usage des puces TPM et de composants dédiés au chiffrement.

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LogMeIn iPhone : une bêta bien prometteuse

La version iPhone de LogMeIn est accessible à quelques testeurs depuis une poignée de semaines. J’ai pu compter parmi ceux qui ont été sélectionnés par l’éditeur – qui m’a par ailleurs autorisé à évoquer cette pré-version.

Et pour un bêta, le fait est qu’elle fonctionne bien. Je reviens rapidement sur le principe : il faut installer le logiciel LogMeIn sur son Mac ou son PC, puis installer le logiciel LogMeIn sur un iPhone. Le tout après avoir créé un compte chez l’éditeur ; un compte gratuit suffit.

Aussitôt la connexion établie, l’écran de l’ordinateur distant apparaît, en modèle réduit. Le processus est étonnamment rapide y compris en connexion Edge. La souris est remplacée par l’écran tactile de l’iPhone : du doigt, on zoome dans l’affichage, on le déplace ; le tout pour aligner la zone à cliquer sous le curseur de souris dessiné au milieu de l’écran de l’iPhone. Une icône permet de commuter entre clic gauche et clic droit. Une autre permet de découvrir un clavier virtuel.

Celui-ci présente pour l’heure un défaut : bien qu’affiché en français, il envoie des codes clavier anglais… Du coup, la saisie n’a rien de trivial. En outre, le clavier faire pour l’heure l’impasse sur la touche Commande du Mac et ne laisse apparaître qu’une touche Win de PC.

Voilà, ce n’est qu’un premier petit tour d’horizon d’une bêta qui mérite encore quelques améliorations mais semble déjà très très prometteuse. A noter : pour pouvoir accéder à mon Mac à distance, je n’ai pas eu besoin de configurer spécifiquement mon routeur.

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Apple, la nouvelle référence de l'industrie informatique ?

Ce mardi 14 octobre, Apple a annoncé de nouveaux MacBook et MacBook Pro produits selon des procédés peu courants pour l’industrie de l’informatique personnelle : la découpe en 3D dans un bloc d’aluminium. Mais c’est surtout la conférence de presse donnée aujourd’hui mercredi par Nvidia qui m’interpelle. En effet, Ken Brown, porte-parole du fondeur spécialiste des puces graphiques, a consacré une bonne partie de son intervention a faire les louanges de la firme à la pomme. Selon lui, c’est Nvidia qui est venu frapper à la porte d’Apple – contrairement à ce qu’indiquait plus tôt Steve Jobs. Les deux partenaires ont travaillé de concert à produire un GPU intégré au chipset, plus performant que ce à quoi l’on est habitué. Pour Ken Brown, “travailler avec Apple est une expérience unique; c’est une entreprise très innovante mais très secrète.” De fait, Nvidia a accepté de passer au second plan, attendant qu’Apple fasse son annonce pour faire la sienne.

Un MacBook Pro, chez Microsoft Hardware

Cette mise en retrait par rapport à la firme de Cupertino m’en rappelle d’autres. Récemment, visitant le centre de design d’un constructeur informatique concurrent, j’ai pu constater l’importance d’Apple pour cette industrie. Certaines personnes, sur place, n’ont pas hésité à parler de “modèle”. Et bien sûr, on peut trouver, dans leurs locaux, des cartons de MacBook…

Déjà, début septembre, lors d’une visite du centre de recherche & développement de Microsoft Hardware, à Redmond, j’avais été surpris – de même que mes confrères présents sur place – par la présence assez marquée de MacBook Pro entre les mains des collaborateurs de Microsoft. Certes, les machines étaient équipées de Windows et… Microsoft édite bien Office pour Mac. Mais tout de même, quelle surprise ! Du coup, la question est tombée : “pourquoi un Mac ?” Réponse sans ambages : “parce que le design est superbe.”

Alors, au final, que certains l’avouent ou non, ouvertement ou à demi-mots, Apple est-elle devenue une référence pour l’industrie informatique ?

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Apple s’invite sur les PC sous Windows

La nouvelle a fait couler de l’encre à la fin de la semaine dernière, et devrait continuer cette semaine : Apple “pousse” Safari, son navigateur Web, sur les PC sous Windows, via son logiciel Apple Software Update installé avec iTunes et/ou QuickTime. Et par “pousser”, il faut entendre que l’éditeur ne se contente pas d’informer l’utilisateur de l’existence de Safari pour Windows dans sa dernière version : Apple “pré-coche” la case “Installer” associée à Safari dans l’interface d’Apple Software Update; l’utilisateur distrait laissera cette case cochée et lancera donc l’installation de Safari sans autre forme de procès et en dehors de toute démarche volontaire active. 

John Lilly, PDG de Mozilla, l’éditeur de Firefox, voit la démarche d’un mauvais oeil, comme l’on peut s’en douter : Firefox tente de se faire une place au soleil et voilà qu’Apple exploiterait le puissant canal de distribution d’iTunes pour pousser son propre navigateur Web au risque de lui couper l’herbe sous le pieds.Mary Jo Foley, de ZDNet, relève très justement sur son blog qu’Apple compte 1 million de téléchargements d’iTunes par jour, dont 500 000 pour des PC sous Windows. 

John Lilly attaque Apple sur le terrain de la confiance des utilisateurs. Le PDG de Mozilla reproche en effet à Apple de jouer avec celle-ci : “il est dur de faire comprendre aux utilisateurs à quoi servent les correctifs, et d’être sûr qu’ils appliquent les mises à jour” évoque-t-il dans sa tribune, avant de reprocher à Apple de faire croire aux utilisateurs d’iTunes ou de QuickTime qu’il vont procéder à une mise à jour en téléchargeant Safari 3.1 alors même qu’ils n’ont pas installé de version antérieure de ce navigateur. 

La démarche de John Lilly est-elle sincère ? Franchement, je trouve que c’est discutable. Certes, Safari est loin derrière Firefox en termes de parts de marché. Pour mémoire, en février, Safari disposait d’une part de marché sur Internet de 5,7 %, contre 17,27 % pour Firefox et 74,88 % pour Internet Explorer, selon NetApps. Chose intéressante, la progression de Safari depuis un an (+1,1 point), ne s’est pas faite au détriment de Firefox : au cours des douze derniers mois, c’est IE qui a reculé, au profit, principalement de Firefox. Mais ce dernier peine malgré tout à s’imposer face à Internet Explorer. Et ne parlons pas d’Opera qui ne dépasse pas le pourcent de part de marché. Bref, je ne crois pas que John Lilly accueille à bras ouverts un nouveau concurrent, fusse-t-il tout aussi respectueux des standards que lui. D’ailleurs, comme pour obtenir l’absolution, le PDG de Mozilla insiste d’ailleurs sur le fait qu’il n’est pas vraiment concerné par le problème des mises à jour : “les utilisateurs de Firefox sont incroyablement à jour; ils adoptent très vite.” Et pour cause : l’installation des mises à jour de Firefox se fait obligatoirement, au moins lors du lancement du logiciel suivant le téléchargement, en tâche de fond, de la nouvelle version.

De l’autre “côté”, les critiques fusent, soutenant la démarche d’Apple. Sont-elles bien justifiées ? Joe Wilcox, d’eWeek, énumère les raisons qui ont pu pousser Apple à adopter cette stratégie de diffusion de Safari sous Windows. Mais en aucun cas il ne les présente comme des justifications. Et il n’a probablement pas tord. A tout le moins, je ne peux m’empêcher de regretter que la case correspondant à l’installation de Safari soit cochée par défaut : c’est peu de chose, mais c’est assurément discourtois. Ca l’est d’autant plus à mon sens que les internautes ont obtenu parfois de haute lutte que soit adopté le principe du “opt-in” pour les communications électroniques publicitaires. Le respect de ce principe ne brille déjà pas par sa généralisation, ce n’est pas la peine d’ouvrir une nouvelle brèche. Mais peut-être faudra-t-il prochainement étendre le débat sur les communications électroniques publicitaires à la diffusion des logiciels par Internet : de nombreux logiciels s’installent en proposent leur cohorte d’outils “partenaires” à la légitime plus ou moins discutable.

Je note tout de même que les “lignes” ne sont pas aussi précisément tracées que l’on peut le voir d’habitude dans un débat impliquant Apple : 9to5mac et MacGénération semblent par exemple s’être rangés du côté de l’opposition à Apple.

Au final, cette “indélicatesse” d’Apple aura au moins réussi à générer du “buzz” autour de Safari, son navigateur Web. Et c’est peut-être ce qui compte le plus pour l’éditeur.

 

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CPRM : récupérer ses vidéos personnelles protégées, sur PC

Dans un commentaire, stephanux40 nous fait part de la solution qu’il a mis en oeuvre avec succès pour ripper sur son PC des vidéos personnelles protégées par CPRM : il a fait appel au logiciel ISOBuster pour récupérer le contenu du dossier VIDEO_TS des DVD indûment protégés. Ces vidéos personnelles avaient été gravées sur DVD à partir partir d’un caméscope, et à l’aide d’un graveur DVD de salon.
Si vous avez d’autres tuyaux dans le même genre à faire partager, n’hésitez pas !

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