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Tactile, oui mais pour quoi faire ?

Tactile. Les constructeurs de Smartphones ne semblent plus avoir que ce mot-là la bouche, depuis l’électrochoc provoqué par Apple avec l’iPhone. Bien sûr, personne n’a attendu la firme à la pomme pour utiliser des écrans tactiles. Bien avant l’iPhone, on trouvait des Smartphones et des PDAphones, sous Windows Mobile ou Palm OS, dotés d’écrans tactiles. Mais voilà, Apple a su révolutionner le genre avec une interface utilisateur vraiment adaptée à l’utilisation du doigt comme périphérique de saisie.

L'interface TouchFlo de HTC

Le constructeur n’est pas seul sur ce créneau. L’interface TouchFlo d’HTC est plutôt bien fichue. Et je suis tenté de dire à peu près autant de bien de celle de Samsung, utilisée sur le Player Addict. Mais voilà : il ne s’agit que de surcouches ajoutées à Windows Mobile. HTC m’a récemment prêté un Diamond. Et c’est avec plaisir que je me suis mis à jouer avec. Le premier contact est agréable, flatteur et même séduisant. Mais très vite, le tableau s’assombrit : l’ensemble souffre de lenteurs, de latences, d’un manque général de réactivité. Le coupable ? Windows Mobile. Le simple fait d’avoir besoin d’utiliser une surcouche graphique ralentit l’appareil. Dommage.

Un air de Windows 3.11

Surtout, passés les éléments principaux de l’interface graphique, Windows Mobile reprend le dessus. Et là, de mon point de vue, c’est la catastrophe : les éléments graphiques dignes de Windows 3.11 arrivent en courant, s’appuyant sur un mode d’interaction hérité du PC et inadapté au Smartphone tactile. De passage dans les laboratoires de R&D de Microsoft Hardware début septembre, j’ai fait un vœu : faites disparaître le menu Démarrer de Windows Mobile ! Par pitié… Et que dire de la petite croix ou du « ok » inaccessibles du bout du doigt en haut à droite de l’écran ? Allez, espérons : Windows Mobile 7 arrive d’ici moins d’un an.

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Où peut bien aller Windows Mobile ?

Smartphone Windows Mobile signé Asus, présenté au CeBIT à Hanovre, en mars 2008.

On vient de l’apprendre : Mac OS X pourrait très probablement passer devant Windows Mobile en termes de parts de marché sur les ventes de Smartphones au troisième trimestre de cette année. Les fans d’Apple pourront être tentés d’y voir une revanche de Mac OS sur Windows, sur un champ de bataille déplacé du poste de travail au terminal mobile. Mais qu’une victoire d’Apple, c’est une défaite de Microsoft que je suis tenté d’y voir.

Les ventes de terminaux sous Windows Mobile continuent certes de progresser : au second trimestre, elles ont cru de 20 %, contre 126 % pour RIM, 230 % pour Mac OS et 61 % pour un Palm OS qui pourrait pourtant paraître moribond.

En fait, Windows Mobile me paraît essentiellement soutenu que par sa présence en entreprise, aidée par une offre variée d’outils de gestion de parc. Pour le reste, Windows Mobile a des airs de Windows 3.11 : vieillot et ergonomiquement dépassé.

Les constructeurs de terminaux mobiles l’ont bien compris : la plupart d’entre eux tente de cacher Windows Mobile sous des surcouches graphiques plus conviviales et, surtout, plus adaptées aux écrans et aux modes d’interaction des utilisateurs avec leurs Smartphones.

Mais cela suffit-il ? Ne prenons qu’un exemple, le fameux Player Addict de Samsung, présenté un temps comme iPhone killer. Son interface est élégante, visuellement agréable. Le système de gadgets façon Vista peut rebuter mais fonctionne plutôt bien. A détail près : c’est lent, et puis aussi saccadé.  En clair : cette surcouche n’est pas bien plus que du fond de teint sur un visage marqué par le temps ; elle cache difficilement la misère et consomme un surplus de ressources que l’appareil peine à lui fournir. Et pour tout gâcher, cette surcouche ne cache pas tout : très vite, on retombe sur Windows Mobile, à commencer par ce menu Démarrer emprunté au Windows du PC dont je continue de me demander ce qu’il fait sur un smartphone… 

Alors, Microsoft va-t-il revoir son système d’exploitation pour terminaux mobiles en profondeur ou bien pousser à la course à la puissance comme il a déjà pu le faire sur le poste de travail ?

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Nokia, grand consommateur de solutions de téléprésence

Avec quelques 112 262 salariés répartis dans 65 pays, Nokia fait partie de ces grandes entreprises qui comprennent bien les enjeux de la gestion des distances. Plutôt que de s’appuyer uniquement sur les transports longues distances pour permettre à ses salariés de se réunir et travailler ensemble, le constructeur finlandais a déployé une grosse vingtaine de salles de téléprésence dans ses différents bureaux à travers le monde. Un entretien, par le biais d’une de ces salles, avec une membre du conseil d’administration de Nokia, en déplacement à New York, a été l’occasion pour moi de découvrir, par la pratique, l’une de ces si chères installations.

Cela m’a permis de constater que ça marche, et même très bien. La transmission vidéo est d’une fluidité bluffante. L’organisation de la salle [NDLR: au prix de 200 à 300 K€ selon Orange Business Services] en trois écrans chacun doté de sa caméra permet de bien regarder son interlocuteur dans les yeux, pour peu que chacun soit effectivement installé selon la disposition des sièges prévue dans la salle. Dans ses bureaux de New York, mon interlocutrice était installée dans une salle identique à la mienne. La transmission sonore est également étonnante : aucun écho, notamment, n’a pu être déploré. Surtout, la diffusion du son m’a vraiment donné l’impression d’être dans la même pièce que mon interlocutrice.

Habitué de la vidéo conférence avec Skype ou iChat, j’ai juste regretté que l’installation ne permette pas de disposer d’un retour vidéo. Mais l’échange audio/vidéo serait peut-être moins naturel. 

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Les belles poubelles de Nokia

Plus jeune, un ami me disait que certaines poubelles recelaient de véritables trésors. Il n’avait pas tort. L’exploration des poubelles de recyclage de téléphones mobiles disposées dans le hall du siège social de Nokia, à Helsinki, m’en a récemment convaincu.

Outre de nombreux téléphones mobiles de la marque, plus ou moins obsolètes – 6130, 6110, 6150, 8130, 8110… – j’ai trouvé par hasard un prototype “B2.0” d’un modèle très récent et, accessoirement, très cher. Surprise : il s’avère parfaitement fonctionnel. A la mise sous tension et après affichage de l’animation “connecting people” si chère au constructeur finlandais, le téléphone mentionne son statut de prototype. 

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