Tag Archives: Mac

Profiter de Fusion Drive sur des anciens Mac : le guide complet

Activation de Fusion Drive depuis le Terminal de l’installeur d’OS X.

À la suite d’un premier essai avec Fusion Drive sur mon MacBook Pro, j’ai prolongé l’expérimentation et abouti à deux articles publiés sur MacGe’ et détaillant la procédure de mise en oeuvre. L’occasion aussi de tests de validation du fonctionnement de Fusion Drive et de nombreux débats avec les lecteurs du site : retours d’expérience, questions, explications, etc.

Bref, pour en apprendre beaucoup (non, pas tout, hélas, pas encore) sur Fusion Drive, usez et abusez des papiers suivants :

Fusion Drive : explications et essais sur un “ancien” Mac

–  Fusion Drive : suite de nos expérimentations

Mac mini Fusion Drive : test de démarrage en vidéo

Tagged , , ,

Time Machine, AirPlay, iTunes Home Sharing… comment Apple prépare son grand retour dans le stockage

Qu’il y a-t-il de commun entre Time Machine, AirPlay et la fonction Home Sharing d’iTunes, voire même – poussons le vice un peu plus loin – Mac OS X Server et les Portable Home Directories ? Les toutes dernières technologies du stockage : la déduplication et le snapshotting. Un tel rapprochement est pour le moins brutal; je le concède volontiers. Il mérite donc explications. Le tout plaçant sous une lumière toute particulière les rumeurs d’adoption de ZFS, le système de fichiers de Solaris (et donc de Sun, non, pardon, d’Oracle), dans Mac OS X Server. Hélas jamais concrétisées à ce jour. Mais regardez donc comment elles feraient sens.

D’une certaine façon, Time Machine est une solution de Snapshotting. Non pas intégrée au système de gestion des fichiers, le File System, mais au système d’exploitation. Une couche au-dessus, donc. Comprenez : Time Machine fait des sauvegardes régulières des fichiers et permet de parcourir celles-ci pour procéder à des restaurations ciblées, ponctuelles.

La fonction Home Sharing d’iTunes est censée être la réponse d’Apple à l’absence de solution digne de ce nom de centralisation/partage de la bibliothèque iTunes. Elle a un gros défaut : elle implique redondances sur les machines et, donc, surexploitation des ressources de stockage dans un contexte domestique.

AirPlay doit permettre à tout équipement «intelligent» de la galaxie Apple de commander la lecture de contenus depuis iTunes. Vers un Apple TV, un AirPort Express ou une solution partenaire. Mais hélas pas sur un iPad ou un iPhone, ou encore un iPod Touch, où l’on exécuterait l’application Remote. L’espoir faisant vivre, gageons que nous ne sommes qu’à un pas de cela. Le point intéressant, ici, est que l’application Remote tire profit de l’iTunes Home Sharing, ajoutant centralisation de commande là où il y a décentralisation du stockage des contenus. Vous suivez ? Bien. Continuons.

Continue reading

Tagged , , , , , , , , , , , , , , , ,

Kerio Connect 7 : le serveur collaboratif idéal pour Mac OS X ?

Kerio vient de rafraîchir son serveur de messagerie électronique ainsi que d’agenda et de carnet d’adresses. L’ensemble se voit au passage rebaptisé en Kerio Connect 7. Et s’avère très prometteur. En fait, après avoir testé Mac OS X Snow Leopard Server – et avoir été déçu par l’absence de push-mail, entre autres – j’avais hâte de tester une solution de Kerio que plusieurs administrateurs de serveurs Mac OS X m’avaient présentée comme la référence.

La console d'administration de Kerio Connect 7

Et je ne suis pas déçu. Tout d’abord, Kerio Connect 7 supporte nativement ActiveSync ce qui implique la possibilité d’avoir du push sur tout terminal mobile supportant ce protocole de Microsoft, pour les courriers électroniques, les événements de l’agenda ou encore les contacts du carnet d’adresses. En fait, c’est pour l’agenda que je trouve que cette fonctionnalité est la plus utile : avec le push, il n’est pas nécessaire d’atteindre la synchronisation entre l’iPhone et le serveur CalDAV pour voir son programme de la journée, programme que l’on a modifié ou qui aura été modifié par une assistance quelques heures plus tôt ; on ouvre son agenda, et il est à jour. Avec CalDAV, sur une connexion Edge ou 3G, la synchronisation peut prendre plusieurs minutes ; ce qui peut s’avérer ennuyeux lorsque l’on essaie d’accéder à son agenda pour trouver l’adresse exacte de son rendez-vous alors que l’on déjà presqu’en retard. Un petit détail, peut-être, pour certains, mais un gain appréciable, pour d’autres.

Tout pour la mobilité

Cela dit, ActiveSync n’est pas parfait. Par exemple, il ne permet pas d’accéder à des agendas partagés suivant les mécanismes de délégation de CalDAV : avec un appareil comme l’iPhone, il faut tout de même créer des abonnements CalDAV pour accéder à des agendas partagés. De la même manière, ActiveSync ne semble pas supporter les groupes de contact : organisés en groupes dans un client comme Carnet d’adresses, sous Mac OS X, les contacts se retrouvent « mis à plat », sans hiérarchie, sur le terminal mobile, après passage à la moulinette ActiveSync. À la décharge d’ActiveSync, notons que la gestion de ce type de hiérarchie passe aussi relativement mal entre Carnet d’adresses et Kerio (via CardDAV ; avec le plug-in iSync Kerio Connect, pas de souci, d’après le service technique du distributeur de Kerio en France, Siener).

L'interface Web de Kerio Connect 7 pour l'utilisateur final

Mais Kerio Connect 7 ne manque pas non plus de quelques petits défauts. Son interface Web, pour l’utilisateur final, peut sembler un peu brouillonne à l’habitué de Zimbra : fenêtre unique avec une barre latérale « Dossiers » dans laquelle il faut chercher, pêle-mêle, agendas, carnets d’adresses, etc. De quoi faire aimer les clients lourds. Un zimbra propose une interface plus structurée. Et plus conforme aux habitudes de travail sur client lourd, justement. Et puis le client Web de Kerio Connect propose un rendu discutable des courriels HTML.

Une migration un peu lourde

Mais c’est la migration vers Kerio Connect 7 qui peut être un peu lourde. Entendons-nous bien : Kerio Connect 7 peut s’interfacer avec un serveur d’annuaires pour récupérer la liste des utilisateurs (et éviter une gestion redondante de leurs comptes et de leurs mots de passe), mais l’outil de migration des boîtes IMAP exige l’utilisation d’une liste de comptes CSV, pas triviale à extraire d’un OpenDirectory de Mac OS X Server. Passée cette étape, la migration des messages se fait toute seule (mais peut prendre un temps conséquent).

Continue reading

Tagged , , , , , , , , , , , , , , ,

Dieu, l’autre ennemi du Mac… après la cigarette

Qui a dit que le Mac est un culte ou que les utilisateurs d’appareils frappés de la pomme sont des dévots ? Une chose est sûre : Apple n’est pas de cet avis. La firme a la pomme a même, semble-t-il, des réserves vis-à-vis des dommages que Dieu serait capable de causer à ses produits. De fait, c’est écrit noir sur blanc dans les conditions générales de la garantie AppleCare en langue anglaise : « The Plan does not cover […] acts of God or other external causes. » L’histoire ne dit pas si ces conditions s’appliquent uniformément dans l’ensemble des pays anglophones ou exclusivement aux Etats-Unis ni, nonobstant les barrières linguistes, si ces conditions jouent aussi dans les pays non anglophones dans le cadre de sa garantie internationale… Certes, Apple propose des conditions générales de garantie en français. Lesquelles ne font pas mention de la puissance divine, se contentant de faire référence à « un cas fortuit ou une autre cause étrangère. » Mais reste la question : quels textes appliquer en France ?

Fumer nuit (aussi) à la santé de la garantie des Mac

Fumer nuit (aussi) à la santé de la garantie des Mac

Surtout, la formulation – même en français – laisse largement place à l’interprétation. Un flou que l’on retrouve, plus loin, toujours au registre des exclusions de garantie : « Ce programme ne couvre pas […] les défauts résultant d’usure normale ou autrement du vieillissement normal du produit ». Là encore, la charge de la preuve est potentiellement lourde… Et renvoie à des exemples pas si lointains : la décoloration du repose poignets des anciens MacBook blancs relevait-elle de l’usure normale ?

La clé de la problématique récemment soulevée par nos confrères de The Consumerist – Apple refusant de prendre sous garantie des réparations sur des machines de fumeurs – réside peut-être dans la clause suivante : « Ce programme ne couvre pas […] les dommages au Produit Couvert attribuables à […] un environnement inadapté (notamment une température ou une humidité inadéquates) ». Là encore, le texte est suffisamment flou pour laisser place à interprétation. Le texte en anglais est plus précis : il évoque un « extreme environment », des conditions extrêmes en français. Ce qui semble loin des conditions atmosphériques et chimiques du bureau d’un fumeur… Reste à savoir ce qu’en pensera la justice.

Tagged , , , , , ,

Snow Leopard, prêt pour les entreprises ? Pas sûr, m’enfin…

En tout cas, le support d’Exchange ne semble pas suffisamment complet pour remplir son rôle de cheval de Troie du Mac dans les entreprises. Du moins est-ce le point de vue que défend Tim Anderson sur le ITJOBLOG. Passons sur certaines considérations qui relèvent des généralités, et concentrons-nous sur le cœur du propos : « bien qu’il y a ait beaucoup à apprécier, comme l’intégration profonde avec Mail, iCal et les tâches, il y a des manques. Tout d’abord, il vous faut Exchange 2007 SP1, et les versions précédentes restent courantes [en entreprise]. Et quand même ceci sera en place, le support d’Exchange de Snow Leopard reste en retrait par rapport à Outlook, sous Windows. La nouvelle fonction est basée sur Exchange Web Services, qui n’offre pas toutes les fonctionnalités d’Exchange. » Parmi les fonctions manquantes, Tim Anderson regrette principalement « la possibilité d’envoyer un e-mail au nom d’un autre utilisateurs, celle d’accéder à des dossiers publics. »

Plus généralement, il s’interroge aussi sur la manière dont Apple a assuré l’intégration du support d’Exchange, relevant des crashs nombreux.

Critique, Tim Anderson n’en pas pour autant obtus : pour lui, s’arranger de Macs en entreprise, « oui, il y a encore des problèmes, […] mais peu sont insurmontables. » Alors, les administrateurs doivent-ils faire barrage au Mac comme poste de travail ? « Ca paie d’avoir des utilisateurs qui travaillent avec leur environnement qu’ils préfèrent ; et partout où c’est possible, cela fait sens. »

Tagged , , , , , ,