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AirPlay : un pas en avant… trop timide ?

Présentation d'AirPlay, sur le site d'Apple

Fin janvier, à la suite de la présentation de l’iPad, je me permettais un petit regret : l’impératif de synchronisation avec un iTunes pour profiter des contenus multimedia de l’ordinateur, sur la tablette. Ce regret est, hélas, toujours d’actualité. Mais avec AirPlay, Apple a fait petit en avant que j’apprécie grandement : la possibilité de diffuser, via son réseau, des contenus multimédia de son ordinateur sur un Apple TV, une borne AirPort, et bientôt des amplis Home Cinema, des boombox, etc. Denon, Marantz, B&W, JBL et iHome sont partenaires de l’aventure. Certes, jusque là, cela rappelle AirTunes. Mais L’apport d’AirPlay est tout de même important, à commencer par l’ouverture aux vidéos et aux photos – ainsi qu’aux metadonnées associées (titre, pochette pour les morceaux de musique, etc.). Surtout, les iPhone, iPod Touch et iPad vont pouvoir devenir serveurs AirPlay et envoyer leurs contenus sur des appareils de restitution compatibles. A commencer par le nouvel Apple TV. Le tout arrivera avec iOS 4.2, au mois de novembre.

Hélas, ce n’est que la moitié de ce que j’aurais trouvé pertinent. De fait, pour l’heure, Apple n’indique pas prévoir de faire des appareils sous iOS 4.2 des équipements de lecture distante des contenus sotckés dans l’iTunes d’un Mac ou d’un PC. Bref, ils vont pouvoir devenir serveurs de contenus, pas clients. Et c’est peut-être cela qui manque le plus dans le cadre d’une mobilité «restreinte», à la maison ou au bureau (ou peut-être pas le plus, mais ça manque quand même). [Mise à jour: Good news. Selon 9to5Mac, n’importe quel contenu vidéo H.264 devrait pouvoir être “envoyé” d’un iPhone/iPod/iPad sur l’Apple TV. Il ne manque qu’une chose : pouvoir accéder aux contenus multimédia de son Mac ou PC équipé d’iTunes, en streaming, à partir d’un iPhone/iPod/iPad. La boucle serait alors complète.]

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iPad : quelques petits regrets

Graphiques avec Numbers pour iPad

Ce n’est pas parce que j’ai adopté l’iPad que je ne nourris pas toujours quelques regrets à son égard. Et là, avec ce billet, c’est un peu une wish-list que j’adresse à Apple :

  • Ce serait sympa de pouvoir gérer des comptes utilisateur sur l’iPad. J’aimerais bien pouvoir le prêter à mes enfants, par exemple, pour les laisser jouer avec sans m’inquiéter de manipulations fantaisistes sur mes comptes de courrier électronique, mes agendas ou encore mes contacts. Sans compter que je pourrais avoir des documents dans Pages, CloodReaders ou GoodReader auxquels je préfèrerais qu’ils n’accèdent pas. Ne serait-ce qu’un simple mode «invité» serait un bon début. Après tout, on peut protéger l’iPad avec un mot de passe. Pourquoi ne pas utiliser cette option dans une perspective de gestion multi-utilisateur basique ?
  • Quitte à penser «cloud computing», ce serait bien de pousser un peu plus loin la logique d’intégration d’iWork.com avec Pages, Keynote et Numbers : sur Mac ou sur l’iPad, c’est logiciels utilisent iWork.com comme service de «partage» vers lequel on exporte des documents. Avec l’iPad, je voudrais pouvoir utiliser iWork.com comme service de stockage «in ze cloud»; un espace synchronisé entre mon Mac et l’iPad. Une sorte d’Evernote bureautique avec la possibilité de marquer des fichiers pour qu’ils restent disponibles pour un accès offline.
  • Un petit chiffon livré avec l’iPad – comme pour l’iPhone… -, c’est trop demander ?
  • Enfin, comme Guillaume Gete, je continue de penser que l’iPad devrait savoir vivre sans iTunes.

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iPad : déjà des erreurs ?

iWorks, sur l'iPad

Apple a-t-il fait quelques oublis cruels – sinon préjudiciables – avec son iPad ? Peut-être. Tout d’abord, l’objet est-il mono ou multi-utilisateurs ? – supporte-t-il un système de comptes comme les Mac ? La question peut paraître incongrue mais, pour un appareil susceptible d’avoir un usage familial, elle est loin d’être anodine ? Papa et maman pourront-ils relever leur e-mail professionnel sur l’iPad de la main sans craindre que leur progéniture n’efface par erreur, du serveur IMAP, ce courriel crucial du patron qui, s’il ne reçoit pas de réponse, entraînera des conséquences douloureuses pour la famille (et ses ressources financières) ?

iTunes et iPad, vu par Apple

De manière plus légère, cet iPad doit pouvoir se « synchroniser » avec un Mac et son iTunes. Mais pourra-t-il jouer les Apple TV nomade ? A savoir se connecter, en WiFi, à une bibliothèque iTunes partagée pour profiter de ses musiques et de ses vidéos – genre « pas pensé à synchronisé, mais j’ai bien envie de me faire cette émission, enregistrée hier soir dans iTunes, sur l’iMac, avant de dormir » ? Même chose d’ailleurs pour les photos : synchro only ou accès distant à une photothèque partagée, aussi ?

Et puis, il y a iWorks. Un iWorks qui, dans sa version Mac, dispose d’une télécommande pour iPhone et iPod Touch. Ma question, là, c’est : je suis prof, j’emmène mon iPad à l’école ; je le branche au câble vidéo du projecteur… est-ce que je peux télécommander ma présentation avec cet iPhone qui s’ennuie dans ma poche ?

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Non, Apple n’abandonne pas les DRM

Phil Schiller annonce la fin des DRM sur la musique vendue via l'iTunes Store

Phil Schiller annonce la fin des DRM sur la musique vendue via l'iTunes Store

Ou pas complètement, en tout cas. Certes, la firme à la pomme a indiqué en ouverture de Macworld Expo retirer progressivement tous les verrous numériques de son catalogue musical, d’ici la fin du premier trimestre. Mais Richard Esquerra, de l’Electronic Frontier Foundation ne s’arrête pas au discours officiel de la firme à la pomme.
Et de relever ainsi qu’Apple continue d’avoir recours à des DRM pour verrouiller l’iPhone sur l’AppStore; protéger les logiciels pour iPod Touch/iPhone [que l’on peut “partager” avec un maximum de cinq comptes iTunes, d’ailleurs] ; pour empêcher les iPod de se synchroniser avec un autre logiciel qu’iTunes ; pour protéger les vidéos de l’iTunes Store contre la copie ou, pour les versions, HD, de la diffusion via le port Mini DisplayPort des derniers MacBook, sur des appareils HD ne supportant HDCP ; verrouiller les accessoires pour iPod/iPhone avec une puce spécifique limitant l’accès à certaines fonctions. Mais encore empêcher Mac OS X d’être exécuté sur des machines autres que les Mac fabriqués par Apple… avec tout le succès que l’on sait.

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DRM : le silence assourdissant d’Apple

iTunes Store

iTunes Store

Souvenez-vous, c’était en février 2007 : Steve Jobs jetait un pavé dans la marre, fustigeant les DRM, ces protections anti-copie si restrictives. Trois mois plus tard, Apple lançait effectivement iTunes Plus, une offre commerciale pour morceaux de musique non protégés – mais néanmoins « trackés » sur la base de l’identifiant iTunes Store de l’acheteur –, proposés avec un niveau de qualité et un prix supérieurs à l’accoutumée. Quelques mois plus tard, à l’automne 2007, le prix des morceaux vendus sous le label iTunes Plus était aligné sur celui des morceaux protégés. Un geste qui n’a pas manqué d’être analysé comme une réponse au lancement de l’Amazon MP3 Store, un disquaire en ligne ayant renoncé aux DRMs.

Mais depuis ? Pas grand chose. En mai dernier, Dan Moren, dans Macworld, relevait le renforcement de la concurrence, face à Apple, sur le terrain de la musique non protégée avec, notamment, outre-Atlantique, eMusic mais aussi Wal-Mart, Real Networks, Napster, MySpace et bien sûr l’Amazon MP3 Store. Mais l’iTunes Store continue de proposer une belle quantité de morceaux protégés, des deux côtés de l’Atlantique. Et Apple de rester silencieux sur le sujet : aucune proportion, aucun chiffre sur l’ampleur du catalogue déprotégé ne sont communiqués.

Selon Dan Moren, les maisons de disques ont vu une opportunité dans l’abandon des DRM : la musique non protégée peut circuler plus librement entre baladeurs de marques différentes et contribuer, ainsi, à affaiblir le monopole de fait d’Apple sur la musique numérique outre-Atlantique. Surtout si celui-ci ne profite pas du même accès aux catalogues déprotégés que ses concurrents… En France, cela n’empêche pas Apple de bénéficier d’un statut proche de celui d’ennemi public de la musique, du moins aux yeux de la Sacem. [iGeneration]

Mais le constructeur/éditeur/commerçant ne joue-t-il pas un double jeu, lui aussi ? Loin de sa vindicte initiale, Apple me semble avoir effectivement cessé de militer en faveur de l’abandon des DRM. Le développement des offres déprotégées concurrentes ne semble d’ailleurs pas encore représenter une menace sérieuse. Et le maintien des DRM ne reste-t-il pas un atout dans la manche d’Apple pour accéder aux catalogues de certains labels qui ont encore peur de renoncer à ces protections ?

Quant à savoir si ou quand Apple se lancera dans la commercialisation « flat-rate » de la musique en ligne, sur abonnement donc, je ne me fais pas trop d’illusion : sur ce marché, la firme à la pomme n’est plus en situation d’outsider contraint d’innover pour se faire une place au soleil. Je ne l’imagine renouer avec l’innovation commerciale que lorsque la pression concurrentielle le justifiera.

C’est d’autant plus vrai que le marché de la musique en ligne continuer d’évoluer vite, très vite. Quel sera, demain, le modèle commercial à succès ? L’abonnement ? L’écoute en streaming façon Pandora, Deezer ou Last.fm ? L’incertitude me paraît suffisamment grande pour qu’Apple laisse le soin à d’autres d’expérimenter à sa place. 

[MàJ 10/01/09 : Voilà, le silence d’Apple a trouvé son explication. Apple travaillait à la suppression totale des DRM sur son iTunes Store.]

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