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Non, brader les tablettes n’est pas la recette miracle du succès

R.I.P.

Contrairement à certains très appréciés et très respectés confrères – francophones comme anglophones -, je ne pense pas que le succès fulgurant de la braderie massive du TouchPad nous apprenne que «de fortes promotions pourraient permettre aux challengers de l’iPad de se faire remarquer par les consommateurs et d’enclencher un processus vertueux à condition que le produit soit suffisamment bon.»

Tout d’abord parce que la leçon du prix, Archos a déjà essayé de la faire. Pas toujours avec succès mais le premier semestre a été particulièrement porteur pour le constructeur français de tablettes. Et, n’en déplaisent à ceux qui seraient tentés de penser que le nouvel Archos est moins attractif que le précédent – celui des premiers baladeurs multimédias tactiles à grand écran; ceux dont le patron d’Archos, Henri Crohas, m’expliquait, en juin 2009, qu’ils s’étaient faits avoir par l’iPod Touch -, le nouvel Archos semble plus efficace commercialement. Du moins pour le moment. Et la recette actuelle d’Archos tient en peu de mots : ouverture (avec Android) et prix serrés. Jugez donc : le modèle 10 pouces 8 Go n’est qu’à 270 euros. Ajoutons à cela un authentique soin du design. Mais cela suffit-il à donner des frissons à Apple ? A lui grignoter quelques ventes ? Non. Et il y a une très bonne raison à cela : tout n’est pas dans le prix.

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Acer : le départ de Gianfranco Lanci changera-t-il la donne ?

Gianfranco Lanci, en avril 2009, lors du lancement de la gamme Timeline X

Débarqué, jeté, démissionné ou quoique que ce soit, Gianfranco Lanci ne tient plus les rennes d’Acer. L’une des raisons de ce départ tiendrait à un «consensus» au sein du conseil d’administration de l’entreprise «autour de l’idée que la tablette est la voie à suivre.» Et l’entreprise de souligner l’importance de produits comme l’iPad en tant qu’élément disruptif sur le marché des ordinateurs personnels. En fait, je suis presque surpris que cela ne survienne que maintenant. En avril 2009, alors que je l’interrogeais à New York, pour Le Point, sur la baisse du prix moyen des ordinateurs personnels, Massimo D’Angelo, directeur Europe d’Acer, indiquait que sa «structure de coût nous permet de vivre avec des marges plus faibles que nos concurrents.» Ce qui n’empêchait pas Gianfranco Lanci d’anticiper une consolidation du marché de l’informatique personnelle. Qui n’est pas encore arrivée.

Cette question des marges, j’y revenais en juin 2009, avec un autre constructeur qui me confiait alors, qu’avec les netbooks, «on est en train de se tirer une balle dans le pied avec le sourire.» Le point de rupture est peut-être justement arrivé pour Acer qui, pour faire du volume, et prendre grignoter des parts de marché, à joué – notamment – sur les prix. D’ailleurs, si pour Acer, les volumes resteront, demain, un critère important, il ne semble plus question, pour lui, de «courir après la première place.»

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iPad : Ooooppsss ! I killed the MacBook Air, and also Maemo, and perhaps Android, and Kindle, and also… netbooks ? (Apologies Archos)

Ok, ce soir, j’ai sorti ma grosse louche. La plus grosse de la cuisine en fait. Mais, sérieusement, Apple ne vient-il pas de décocher ce que nos amis anglophones appelleraient un « silver bullet » ? – balle d’argent, le truc indispensable pour éliminer un vampire.

Extrait de la pub Apple.

Je suis tenté de penser que… oui. En fait, l’appareil se contenterait de pouvoir surfer sur le Web ou lire des pages HTML (genre eBook) stockées en cache que ce serait déjà un hit. Pourquoi ? Peut-être tout simplement parce que, contrairement à ses wannabe-concurrents, il ressemble à quelque chose. Et en la matière, Apple en connaît un rayon : non seulement il faut au produit des fonctions, mais il faut que le produit soit un produit, bref, qu’il ait de la gueule, une présence, qu’il parle à son acheteur en devenir et qu’il lui donne le sentiment d’être quelqu’un. Et tant pis si l’acheteur en est encore aux Rolex – sur un plan purement esthétique s’entend. Bref, l’iPad a une tronche, c’est déjà un produit, tandis que ses concurrents immédiats ne sont que des appareils.

Ça, c’est pour l’aspect empathie avec l’objet. Le reste, d’une certaine façon, n’est que fonctionnel. Mais peut-être est-ce déjà trop. Parce que, que fait-on avec un netbook, par exemple ? Surfer sur le Web, chatter, faire ses comptes, échanger des e-mails ? Confortablement, c’est à peu près tout. Les Moblin et autres Ubuntu – pour ne citer qu’eux – l’on bien compris, avec leurs interfaces taillées pour des usages multimédia… de consultation, pour l’essentiel. Las, pour eux, le créneau Windows 7 – modérément adapté à la chose, quoiqu’en pense HP – vient peut-être de se refermer. De fait, la question est clairement posée : alors que l’iPad sera proposé fin mars à partir de 500 $ (400 € ? – on peut espérer…), où les acheteurs potentiels de netbooks orienteront-ils leur budget ? Souvenez-vous : d’après de nombreux analystes et constructeurs, le marché du netbook, c’était celui du second équipement – le client a déjà un ordinateur principal à la maison, par confort, il en veut un second.

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De l’audace que diable !

L’industrie de l’informatique personnelle va mal. Elle souffre dans ses ventes, en volume comme – sinon surtout – en valeur. Depuis un peu plus d’un an, sous l’impulsion d’Asus, elle s’est même lancée dans une course aux allures de suicide. Je veux bien sûr parler des netbooks, ces ultra-portables à bas coût. Un constructeur, récemment, me le confiait : « on est en train de se tirer une balle dans le pied avec le sourire. » Dans ce contexte, il y en a un qui s’en sort plutôt pas mal : Apple.

Et si les constructeurs de PC ne manquent pas de le railler en public – comme MSI, il y a peu -, en privé, ils manifestent de temps à autre une certaine jalousie. Apple serait ainsi l’un des seuls à réussir à vendre des machines que ses détracteurs ont tôt fait de qualifier de trop chères : à plus de 800 euros. Sur ce segment de prix, Apple s’offrirait même 60 % de parts de marché outre-Atlantique. Une niche, donc, mais rentable. Et qui permet à Apple de regarder de haut ses concurrents ou, à défaut, de leur témoigner tout l’indifférence du monde.
Car, en dessous de cette barre des 800 euros, ils sont une dizaine à batailler pour nos portefeuilles de consommateurs exsangues, tirant inlassablement le marché vers le bas. Une logique qui, cependant, touche clairement à ses limites. Las, pour se différencier, les constructeurs de PC manquent de moyens.

Un netbook

Un netbook

Souvent, les efforts de conception technique ont été confiés à des sous-traitants : les incontournables Compal, Quanta, etc. comme me le faisait remarquer un constructeur asiatique il y a peu. Ces sous-traitants fournissent des machines pré-assemblées aux constructeurs ; il ne reste grosso modo plus qu’à ajouter RAM, processeur, et disque dur. On l’a vu chez Lenovo, dans son usine d’assemblage de Lianxiang, à Shanghai. Avec les fondeurs – et Intel en particulier, ces temps-ci – ces sous-traitants tiennent les rênes du marché et disposent de la capacité de faire ou défaire des constructeurs. En 2006, déjà, le cabinet iSuppli estimait à plus de 82 % la part d’ordinateurs portables dont la conception avait été déléguée à un sous-traitant, par son constructeur… Et ces derniers suivent, inlassablement. Enchaînant les renouvellements de gammes plus atones les uns que les autres.

De l’audace ai-je envie de leur crier ! Par pitié, surprenez-nous ! Seulement voilà, pour l’un de ces constructeurs de PC avec lequel j’évoquais récemment le sujet, « c’est trop risqué de partir tout seul dans une autre stratégie. » Le syndrome du mouton de Panurge ? En tout cas, c’est trop risqué « pour les actionnaires ». Ne serait-ce que parce que cela signifie investir pour renverser la vapeur sur la politique de R&D, sans garantie d’adhésion du marché… Avec, en parallèle, le risque de se laisser dépasser par d’autres concurrents qui auront tôt fait de profiter d’une place potentiellement laissée vacante sur ce marché de masse du PC portable à moins de 800 euros. Certes, l’innovation pourrait se faire par le logiciel. HP l’a bien compris avec l’interface tactile maison de ses TouchSmart ou encore la surcouche MIE de ses netbooks sous Linux. L’intérêt soudain de quelques constructeurs de netbooks pour Moblin et Android n’est d’ailleurs probablement pas innocent. Peut-être même que, cette fois-ci, le besoin qu’ont les constructeurs de se démarquer empêchera Microsoft de couper l’herbe sous le pied à Linux comme il a réussit à le faire avec les premiers netbooks et sa licence Windows XP bradée (env. 12 $).

Mais il faut aussi compter avec l’effet psychologiquement paralysant de la conjoncture… « mais c’est la crise ! » Justement, c’est peut-être maintenant ou jamais. Pour certains, du moins.

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HP se met au vert, mais ce n'est pas le seul

Computerworld explique comment HP recycle des bouteilles en plastique pour produire ses cartouches d’imprimante, depuis 2007. Et ce ne serait là qu’une initiative parmi d’autres dans le cadre du programme de l’industriel de responsabilité environnementale.

Nos confrères développent plus loin leur propos en s’attardant sur le système de notation de la « vertitude » des entreprises High-Tech mise en place par Greenpeace, ainsi que sur les initiatives de ces entreprises pour grimper au classement.

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