MacGeneration : quand l’audace paie

Tous ceux qui me connaissent vous le diront : la flagornerie, ce n’est pas mon truc. Non seulement j’y suis mauvais – et ça se voit – mais en plus, j’exècre l’exercice. Voilà pour le préambule nécessaire alors que je collabore occasionnellement à MacGénération (et non, je ne mettrai pas de lien direct pour le seul plaisir d’éviter certaines insultes). Reste que je ne peux me priver d’exprimer la satisfaction que j’éprouve à l’utilisation de l’application iPad de MacGé. Tout d’abord, je me permets de le rappeler, elle a été développée en interne. Je ne livrerai pas de nom, mais je baisse très bas mon chapeau : au moins, chez MacGé, quand on parle développement pour iOS, on sait de quoi on parle. Et peut-être, d’ailleurs, ces compétences pourraient-elles êtres un peu mises à profit sur le sujet et, notamment, sur Xcode 4. (Clin d’oeil discret à Christophe) Mais venons-en au coeur du sujet. Pourquoi est-ce que j’adore l’application iPad de MacGé ?

L'application MacGé en plein changement d'orientation sur iPad.

Parce qu’elle est innovante sur ce point clé que l’on appelle l’ergonomie. D’autres s’y sont essayés. C’était en mai dernier et j’avais l’outrecuidance de délivrer bons et mauvais points. Depuis, Le Monde (ou plutôt LeMonde.fr) a plutôt bien fait ses devoirs, et j’apprécie clairement son application iPad, même si elle s’apparente plus à un navigateur Web intégré permettant d’accéder à des pages à la feuille de style optimisée. L’ensemble est efficace et agréable à consulter. Avec le recul, je ne peux pas en dire autant d’une application du Figaro dont j’ai apprécié le côté novateur mais au sein de laquelle je n’arrive pas à me retrouver. En revanche, je maintiens mon appréciation sur l’application du Financial Times et sur celle de USA Today. Pour l’heure, le Daily ne m’impressionne pas beaucoup; et je dois en dire autant du Project. Même si je trouve les deux intéressants.

Alors, qu’est-ce qui me plaît dans l’appli de MacGé ? Cette interface, dont l’inspiration est évidente (Twitter, notamment), est d’une efficacité remarquable, utilisant au mieux la surface de l’écran en mode paysage en jouant sur des colonnes «ajustables». C’est un régal à consulter.

Mais ce n’est pas tout. Et c’est là que je trouve à MacGé une dimension «atelier intelligent» : le(s) développeur(s) ont cherché à utiliser les fonctions d’iOS les plus pertinentes pour leur applications, tirant dans tous les sens. Et c’est le cas de le dire… «en tirant un peu fort vers le bas» lors de la consultation d’un papier, on passe à un autre papier. Et même chose vers le haut, en fin de papier. Même pour le «étirer-recharger»… Simple, et efficace. Bref, ce qu’iOS permet d’intelligent en matière d’ergonomie, MacGé l’utilise. Bravo.

Le plus fort, dans l’histoire, c’est que l’équipe a réussi à maintenir une linéarité propre à l’iPhone/iPod Touch tout en exploitant la surface de l’iPad. On peut en retirer un regret, ou l’apprécier. Mais le fait est qu’en s’inspirant manifestement des interfaces d’une application officielle Twitter, ou d’un Reeder, l’équipe de MacGé a réalisé quelque chose d’efficace, d’intuitif et d’agréable. Mais c’est peut-être le simple fait d’une équipe très orientée Web – même si Florian a l’expérience du papier – qui l’a conduit à ces choix.

 

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