Category Archives: Mobilité

Les avertisseurs de radars bougent encore

… un peu, en tout cas.

Le gouvernement vient de publier, au Journal Officiel, un décret relatif à la sécurité routière et visant entre autres les avertisseurs de radars. Ce texte était annoncé depuis la fin du mois de novembre. Surprise, il ne signe pas l’arrêt de mort de ces avertisseurs. Mais d’une certaine manière il renforce la pression sur les membres de l’Afftac.

C’est l’article 22 de ce décret qui vise les avertisseurs de radars. Il enrichit ainsi l’article R.413-15 du Code de la Route en précisant que les dispositions existantes et applicables au transport, à la possession ou à l’utilisation d’un détecteur de radars « sont également applicables aux dispositifs ou produits visant à avertir ou informer de la localisation d’appareils, instruments ou systèmes servant à la constatation des infractions à la législation ou à la réglementation de la circulation routière. » Bref, les avertisseurs de radars.

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Sosh : le SI d’Orange était-il prêt ?

La question peut paraître incongrue mais je demande sérieusement si le système d’information d’Orange était réellement prêt à absorber le lancement de Sosh. Et en particulier à supporter l’impossibilité de migrer d’une offre Orange en cours d’engagement vers une offre Sosh… Souvenez-vous : les clients Orange hors période d’engagement peuvent passer à des forfaits Sosh. Mais ceux qui sont encore engagés doivent résilier leur abonnement par anticipation et s’acquitter des frais afférents. Concrètement, le cheminement est simple : souscription d’une offre sans engagement chez un concurrent avec portabilité du numéro puis, dès que celle-ci est effective, souscription d’une offre Sosh avec portabilité du numéro. Entre temps, l’abonnement Orange est automatiquement résilié; la facture de clôture est envoyée, intégrant les frais de résiliation anticipée.

Mais tout cela ne va pas sans souci : j’ai suivi ce cheminement et, en arrivant chez Sosh, j’ai retrouvé un réglage que j’avais précédemment alors que j’étais abonné Orange – le transfert, par e-mail, des messages déposés sur ma messagerie vocale – sans avoir à faire quelle que manipulation que ce soit, et bien que ce ne soit pas le réglage « par défaut » mais une personnalisation du service. Bizarre, cette rémanence de mon ancien abonnement Orange… Cela aurait-il quelque chose à voir avec le fait que je retrouve, in fine, le même numéro d’appelant ? Celui-ci serait-il un identifiant clé chez Orange ?

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Sosh : les ratés d’une offre lancée trop vite ?

Pas de suivi conso...

Ma réflexion part d’une expérience personnelle : alors que je suis abonné Sosh depuis la mi-novembre, je n’arrive pas à accéder au suivi de consommation – que ce soit par le site Web d’Orange/Sosh, par les applications ad hoc pour iPhone, ou par le #123# – et je ne peux pas plus utiliser les hotspots d’Orange – le #125# me demande d’utiliser ma carte SIM principale pour obtenir mon code, alors que je n’ai bien sûr pas d’autre carte SIM Orange/Sosh.

Un premier appel au service client, il y a deux semaines, me permet de lancer la prise en charge de mon dossier. On m’informe qu’il doit être géré au niveau de support supérieur (niveau 2, au moins; le niveau 1 ne touchant qu’au commercial) et que je serai rappelé sous cinq jours. Soit. Le délai écoulé, n’ayant pas de nouvelle, je rappelle. Mon dossier avait été transmis au mauvais service, me dit-on. Soit. On m’offre 15 euros d’avoir en dédommagement et on m’indique que je serai rappelé sous deux jours ouvrés. Mais le délai passe encore et rien de nouveau sous les nuages d’automne. Je relance alors hier, en passant par un conseiller Web de Sosh – c’est plus commode et moins cher que le téléphone… – qui me cale un rendez-vous téléphonique pour ce matin. Par trois fois, je suis appelé dans la fourchette horaire convenue. Par trois fois, le service raccroche après que j’ai appuyé sur la touche étoile de mon téléphone comme l’automate me le demande. Un SMS m’informe enfin de l’annulation du rendez-vous. Je retourne vers les conseillers Web de Sosh. Je commence à me sentir un peu baladé dans cette histoire. En rigolant à moitié, je suggère l’ajout d’un bouton à l’interface pour envoyer aux conseillers des tomates virtuelles. On reprogramme un rendez-vous pour l’après-midi, entre 14h et 16h. Et là, re-belote. Si j’avais mauvais esprit, je pourrais penser qu’Orange/Sosh s’amuse à donner des rendez-vous sans vraiment avoir l’intention de les honorer, misant sur l’absence fortuite de l’abonné au moment de l’appel pour mieux masquer des sous-effectifs voire une incompétence… Mais non, je n’ai pas mauvais esprit. Il ne peut s’agir que d’un bug de serveur ou d’une malheureuse succession d’incidents malencontreux. Quoiqu’il en soit, mes soucis ne sont toujours pas réglés. Toutefois, après un nouvel appel au service client, un conseiller de niveau 2, envoyé pour prêter main forte aux équipes de niveau 1 – “75 % des appels qu’ils reçoivent portent sur des problèmes techniques” -, a transféré mon dossier au support de niveau 3 – “eux pourront intervenir mais je ne peux pas vous les passer; ils ne prennent pas d’appel. Nous, au niveau 2, on peut traiter ce qui touche aux terminaux, pas aux plateformes réseau.” Et de m’offrir un nouvel avoir de 10 euros.

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Et si rien ne venait interdire les avertisseurs de radars ?

Ça y est, Coyote a coupé les anciennes versions…

[mise à jour, le 4/01/2012 @ 16h14 : en fait, ils peuvent toujours être légalement vendus, distribués, etc. Mais leur utilisation est désormais sévèrement sanctionnée.] La question mérite d’être posée, ce soir, alors que plusieurs membres de l’Afftac viennent de revendiquer la «mise en conformité» de leurs produits et services. Mise en conformité avec un accord conventionnel, faut-il rappeler, mais aucun texte ayant force de loi pour les utilisateurs, à ce jour.

Dans un communiqué, Admea-Navirad, Avertinoo, Coyote, Eco & Logic, Inforad, RoadPilot, Takara, Telmap et Wikango évoquent cette mise en conformité. Les utilisateurs de l’application iCoyote l’auront remarqué dans la journée : le logiciel n’est plus utilisable que dans sa toute dernière version, qui n’a pas manqué de faire polémique dans les forums de l’éditeur du service et sur l’App Store d’Apple. On remarquera toutefois l’absence d’Eklaireur des entreprises énoncées dans le communiqué, bien qu’il soit membre de l’Afftac : son application et son service n’ont pas encore été mis à jour. Mais quid des logiciels et équipements signalant la position des radars et contrôles mobiles produits par des entreprises non membres de l’Afftac ?

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Les avertisseurs de radars sont encore 100 % légaux

Trapster et Waze... ne sont pas engagés par l'accord conclu par l'Afftac avec le gouvernement.

[mise à jour, le 4/01/2012 @ 16h14 : en fait, ils peuvent toujours être légalement vendus, distribués, etc. Mais leur utilisation est désormais sévèrement sanctionnée.] «Avez-vous mis votre avertisseur de radars à jour ?» demande La Voix du Nord. «Vous av(i)ez jusqu’à lundi minuit,» assure TF1. Car, à en croire Autonews.fr, les avertisseurs de radars sont «définitivement interdits», «hors la loi,» même selon French iPhone. Eh oui, Android-France explique que «la législation entre en vigueur.» Et même pour France Info, la «mise en conformité» est «obligatoire.» Pas de doute : les efforts de communication des membres de l’Afftac et du gouvernement paient.

N’en déplaise à certains, à l’heure où sont publiées ces lignes, l’utilisation des avertisseurs de radars reste légale – et pas uniquement celle de ceux qui affichent fièrement un «100 % légal» en gros caractères, comme le soulignait, il y a peu, Me Eric de Caumont dans France-Soir. De fait, malgré les gesticulations du gouvernement et du CISR, en mai dernier, rien, pour l’heure, n’a été fait pour interdire l’utilisation de systèmes d’avertissement des radars fixes ou mobiles. Une majorité d’acteurs du marché est aujourd’hui tenue, par un accord conventionnel – qui a force de loi pour ses signataires -, de renoncer à la signalisation des radars fixes et mobiles. Mais rien de plus, et surtout rien qui sanctionne les utilisateurs. Loïc Rattier, président de l’Afftac, le reconnaît d’ailleurs, dans un entretien accordé à TF1 News : à la question de savoir ce que risque l’utilisateur ne procédant pas à la mise à jour, il répond «pour l’instant rien car le décret d’application n’est pas encore paru au Journal Officiel.»

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