Un serveur NAS pour les fichiers multimédia

Je me suis rendu compte qu’utiliser le disque dur de mon PC de salon pour le stockage de mes fichiers multimédia était à peu près idiot. Rien que pour stocker toute ma discothèque, il m’aurait fallu plus de 100 Go de disque dur. Quid alors de mes DVD ripés et des enregistrement d’émissions de TV. D’autant plus qu’ayant opté pour un boîtier micro-ATX de type desktop, la place est limitée pour ajouter des disques durs. Du coup, pas le choix, le mieux est de stocker en réseau…
Du coup, je dois revoir pas mal de choses. Le disque dur de 120 Go en SATA de mon PC de salon sera dédié aux enregistrement TV. Un serveur de stockage en réseau hébergera le reste : musique, photos, vidéos. Par la même occasion, il me servira pour la sauvegarde de mes données professionnelles et personnelles.
Pour monter ce serveur, je choisis la facilité, l’économie et l’huile de coude. Je commande des composants sur Internet pour monter un machine animée par un Sempron d’entrée de gamme. J’y ajoute une carte SATA RAID signée Promise que j’achète d’occasion sur ebay en Allemagne. Je la dope avec 256 Mo de mémoire vive. La baie RAID est configurée en RAID 5, histoire d’assurer la sécurité des données en cas de panne de l’un des quatres disques durs. Chacun d’entre eux a une capacité de 160 Go; au final j’aurais près de 500 Go de stockage sécurisé. Premier obstacle : alimenter tout ce monde en électricité. Je dois acheter des doubleurs Mollex. Par curiosité, je m’essaie à une distribution Linux pour la bête, puis deux. Et finalement je renonce : même la Mandrake se vautre à l’installation. Du coup, le tout sera sous Windows 2000 Pro, avec le partage fichiers du système. Après tout ça marche, et c’est si simple d’utilisation…
Second obstacle : la chaleur. Quatre disques durs empilés, ça chauffe, beaucoup. Du coup, et par souci de la sécurité de mes données, je les ventile : deux ventilateurs Noise Blocker de 8 cm sont installés en façade, devant les disques durs, à vitesse minimum. Un troisième est placé en extraction à l’arrière du boîtier. En l’état, l’ensemble parvient à fonctionner en continu sans problème.
Ne reste plus qu’à régler l’outil d’administration de Promise sur une synchronisation hebdomadaire et, hop ! ça marche.