RAID: attention aux fausses solutions “hard”

Enfer et damnation ! J’ai passé tout un week-end à essayer – en vain, cela va de soi – d’installer convenablement la distribution Fedora 3 sur mon serveur domestique. Outre les problèmes liés aux mises à jour évoqués précédemment, c’est ma carte RAID qui m’a empêché d’aboutir. Il s’agit d’une Promise FastTrack S150 SX4. Economique, elle permet à moindre coût de monter facilement une baie RAID 5 dans son PC, à partir de disques durs SATA. Tant que mon serveur fonctionnait sous Windows, j’étais plutôt content de l’objet. Depuis que j’ai des velléités de passer sous Linux, les choses ont changé. En effet, la dite carte RAID ne fournit que du RAID “assisté matériellement” : en clair, du RAID logiciel géré par le BIOS de la carte. Moins tendrement, on peut simplement parler de faux RAID. En soi, ce n’est pas bien grave du moment que les bons pilotes sont disponibles. Sous Windows, pas de problème : le pilote s’assure que le système communique bien avec le BIOS de la carte et ne voit qu’un seul disque. Sous Linux, c’est différent. Avec le noyau 2.4, le pilote fourni par Promise fonctionne – dit-on – à merveille. Avec le noyau 2.6, il faut s’en remettre au support RAID intégré. Et là, mauvaise surprise : Linux ne voit pas un disque mais les quatres branchés à la carte. Au débit, je me suis dit : “pas de problème, je ne défini pas de baie et hop, je demanderai à Linux de faire du RAID logiciel”. Malheureusement, le système d’exploitation ne l’a pas entendu de cette oreille : il s’est illassablement bloqué après fini de remplir le premier des quatre disques.
Moralité : avant de vous lancer dans du RAID, sous Linux, vérifiez votre matériel. Si vous avez les moyens de mettre deux à quatre cent euros dans une vraie carte RAID, faites le. Sinon, renoncez à toute fonction RAID simulée, optez pour des contrôleurs ne supportant pas le RAID et laissez à Linux le soin d’assurer le support du RAID de manière totalement logicielle.
Pour en savoir plus sur ce sujet, consultez le site de Garzik. Je regrette juste de ne pas l’avoir découvert plus tôt…