Mac OS X: j’ai seulement gratté la croute…

Inutile d’aller bien loin : il suffit d’utiliser Mac OS X et les logiciels avec lesquels sont livrés les Mac pour apprécier la qualité de l’interface utilisateur, simple et extraordinairement accessible à tout type d’utilisateur. En fait, c’est un régal ! Croire qu’un utilisateur avancé n’y trouverait pas son compte serait une erreur. Tout comme penser qu’il n’y a pas beaucoup de logiciels pour Mac. A gratter un peu la croute de Mac OS X, j’ai fait connaissance avec ses fondements d’Unix : tout un monde riche et fiable à portée de main. Au final, je me demande bien à quoi peut rimer de s’ennuyer avec des Linux souvent décevants quand le – probablement – meilleur des Unix est là, à portée de main.

J’ai récemment récupéré un modeste iBook G4 12 pouces 800 MHz. L’occasion de reprendre contact avec Mac OS, que j’avais délaissé depuis plus de six ans au profit de Windows. Premier contact : “ouah, que d’évolutions depuis Mac OS 8.6 !” Puis… “Quelle interface par rapport à Windows XP !”

Mais ça, c’est la partie visible de l’iceberg. La partie cachée, c’est Darwin. L’Unix sous-jacent de Mac OS X, construit sur la base de FreeBSD 5. Du coup, quand j’ai voulu ajouter le module WebDAV à l’Apache embarqué dans Mac OS X, tout c’est passé rapidement, facilement, sans douleur. J’ai téléchargé gratuitement les outils XCode de développement sur le site d’Apple. Puis, j’ai téléchargé les sources de mod_dav, pour Unix. J’ai ensuite simplement compilé et installé mod_dav par le biais du Terminal, en ligne de commande. Et hop, c’était prêt. Une opération à la portée de n’importe quel néophyte capable de taper sur un clavier. J’entends déjà les voix s’élever : “sous Linux, c’est pareil; sous Windows, c’est encore plus facile.” Pas faux. Sauf que trouver une interface de la qualité de Mac OS X sous Linux, ça relève de la gageure. De même que trouver un système d’exploitation qui s’installe aussi bien. Et ne me parlez de la “merveilleuse” Mandrake qui se vautre systématique en cours d’installation sur chacun des PC que j’ai à ma disposition… Allez comprendre.

J’entends aussi ceux qui s’intérrogent sur la disponibilité de logiciels, de jeux, etc. Mac OS X est livré avec l’essentiel et l’offre iLife d’Apple est remarquable, de même qu’iWork. Pour aller au delà, il y a pléthore de logiciels commerciaux et autres sharewares. De nombreux logiciels du monde du libre font l’objet de portages sous Mac OS X. On les retrouve dans les projets Fink, GNU Darwin et Darwin Ports. A titre d’exemple, citons Open Office et The Gimp qui profitent du support de X11 par Mac OS X.

Et il y a bien sûr l’argument habituel : un Mac, c’est cher ! En version 80 Go, 512 Mo de mémoire vive, PowerPC G4 à 1,4 GHz, graveur de DVD et WiFi 802.11g, le Mac mini est vendu en France près de 860 euros. Chez Dell, il faut dépenser plus de 1000 euros pour obtenir une configuration comparable, sur la base de son Dimension 5000. Et l’on pourrait jouer au jeu des comparaisons pendant longtemps.

Au final, je n’en doute pas : Mac OS X est probablement le meilleur Unix du monde. Et si, comme beaucoup le pensent, un Unix vaut mieux qu’un Windows alors pas de doute non plus, Mac OS X est certainement le meilleur système d’exploitation que je connaissance.