Les petites lacunes d’Android pour entrer en entreprise

Après avoir dénoncé les ratés d’Apple avec Snow Leopard Server et ses interactions avec l’iPhone – en attendant une prochaine mise à jour providentielle du logiciel interne de ce dernier ? –, je ne pouvais m’empêcher de revenir sur celles d’Android dans ses interactions avec des systèmes de travail collaboratif autres que les Google Apps.

De fait, autant les Smartphones Android fonctionnent à merveille avec un compte Google Apps ou Gmail – associé aux services Google Calendar et Google Contacts –, autant c’est plus laborieux voire impossible avec d’autres systèmes collaboratifs. Bien sûr, avec un serveur Exchange et ActiveSync, tout va bien (ou à peu près). Mais avec un Zimbra ? Directement, sans mettre les mains dans le cambouis, seul l’accès à la messagerie fonctionne. Pour les contacts, nada. Pour les agendas, pareil : le logiciel d’Agenda d’Android n’est pas compatible CalDAV. Et si Google Calendar l’est théoriquement, il ne sait, en fait, gérer l’abonnement à des agendas CalDAV que s’ils ne sont pas protégés – pas question d’accéder à des agendas sur un serveur requérant une authentification. En clair, pas moyen de consolider, via Google Calendar, ses agendas CalDAV et ceux de ses collègues si tout ce petit monde n’utilise pas Google Calendar. Cette absence de support de CalDAV figure actuellement en 12ème place de la liste des issues d’Android sur Google Code. En l’état des développements, il ne semble pas que sa correction soit prévue pour Android 2.0.

La lecture de la liste des ‘soucis’ avec Android est d’ailleurs assez instructive. Ainsi, parmi les principales demandes, on trouve le support du WPA2-EAP, l’intégration avec Google Docs, le support d’un mode modem en DUN Bluetooth, le support des groupes de contacts avec Google Contacts, celui des annuaires globaux Exchange, de l’intégration avec Google Bookmarks pour les signets, des invitations Exchanges dans l’application de messagerie, des pièces jointes vCard pour leur importation dans le carnet d’adresses, etc. Bref, toute une série de petites de choses qui indiquent que, sur certains points, Android est loin d’avoir la maturité du logiciel d’un iPhone. Un work in progress, donc, prometteur, certes, mais encore quelque peu immature.

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