Le Lobbying, sport national des entreprises IT américaines ?

Poser la question est un peu hypocrite. La réponse est, à mon sens, clairement positive. Chez IBM, on ne s’en cache pas vraiment. Lors d’un récent voyage aux Etats-Unis avec cette entreprise, j’ai posé cette question. Celle qui consiste à savoir si – et dans quelle mesure –  IBM travaille à influencer les parlementaires américains dans leurs travaux législatifs, en l’occurrence dans le domaine de la sécurité IT, tant dans l’intérêt général que dans l’intérêt particulier du fournisseur.
La réponse n’a pas manqué d’une certaine franchise – qui peut troubler un observateur français étranger aux pratiques de lobbying ouvert nord américaines – : « IBM est très proactif. Nous voulons être impliqués dans l’intérêt supérieur de la communauté. Nous avons un cadre dirigeant dédié à ce travail basé à Washington, DC. Mais nous sommes impliqués dans d’autres pays également, voire à l’échelle des juridictions locales. Nous croyons à plus de partenariats entre le secteur privé et le secteur public. » Et, plus précisément, « nous essayons d’influencer les gouvernements. Avec l’administration Obama, nous avons eu un impact. » En particulier, cette administration vient d’afficher une politique relative à la sécurité informatique d’une ambition sans précédent.

Poser la question est un peu hypocrite. La réponse est, à mon sens, clairement positive. Chez IBM, on ne s’en cache pas vraiment. Lors d’un récent voyage aux Etats-Unis avec cette entreprise, j’ai posé cette question. Celle qui consiste à savoir si – et dans quelle mesure –  IBM travaille à influencer les parlementaires américains dans leurs travaux législatifs, en l’occurrence dans le domaine de la sécurité IT, tant dans l’intérêt général que dans l’intérêt particulier du fournisseur.

La réponse n’a pas manqué d’une certaine franchise – qui peut troubler un observateur français étranger aux pratiques de lobbying ouvert nord américaines – : « IBM est très proactif. Nous voulons être impliqués dans l’intérêt supérieur de la communauté. Nous avons un cadre dirigeant dédié à ce travail basé à Washington, DC. Mais nous sommes impliqués dans d’autres pays également, voire à l’échelle des juridictions locales. Nous croyons à plus de partenariats entre le secteur privé et le secteur public. » Et, plus précisément, « nous essayons d’influencer les gouvernements. Avec l’administration Obama, nous avons eu un impact. » En particulier, cette administration vient d’afficher une politique relative à la sécurité informatique d’une ambition sans précédent.

Mais le cas d’IBM n’est pas isolé. En fait, les entreprises IT nord américaines semblent se livrer à une concurrence d’une vigueur propre à surprendre l’observateur européen, sur de nombreux terrains. Celui de l’informatique de santé, par exemple. On l’a vu, les récents rachats de Dell et de Xerox semblent clairement motivés par des ambitions sur ce marché. Ils ne sont pas seuls. Fin octobre, j’ai assisté à une table ronde organisée par Teradata au club de la presse nord-américaine, à Washington. Le thème affiché ? IT et gouvernements. Le sujet réel ? L’informatique de santé. Ce marché, ouvert par l’administration Obama, est énorme. Et Teradata de profiter de cette table ronde pour distiller son message aux parlementaires américaines par le biais de la presse spécialisée locale – un parlementaire participait d’ailleurs à l’événement, de même qu’un journaliste de Business Week, tous deux comme intervenants, aux côté du CTO de Teradata, Stephen Brobst.

De fait, chaque question s’éloignant un peu de ce sujet – l’IT et la production/distribution électrique, par exemple – amenait les intervenants, apparemment très préparés, à recadrer le débat vers leur préoccupation numéro un : IT et santé publique. Un confrère nord-américain rencontré à l’occasion de cette table ronde confirme : les fournisseurs IT multiplient les événements de ce genre, outre Atlantique, qu’ils s’appellent Oracle, IBM ou Teradata.

Bref, une autre facette du lobbying.

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