L’iPhone entrerait dans les entreprises au détriment de RIM

Il y a peu, Nicolas Petit, directeur de la division mobilité de Microsoft, me faisait part de ses observations sur le marché de la mobilité en entreprise, en France. Selon lui, l’iPhone entre bien sur ce marché, une entrée qui se ferait plus au détriment des Blackberry de RIM qu’à celui des Smartphones sous Windows Mobile. Comme on peut s’en douter, les intérêts particuliers de mon interlocuteur m’ont encouragé à questionner cette affirmation. Du coup, j’ai profité d’un rendez-vous, hier, avec l’éditeur de solutions de gestion de flottes mobiles et de développement/déploiement d’applications professionnelles nomades Sybase – accessoirement spécialiste des bases de données – pour explorer le sujet. Et là, même son de cloche.

iPhone

Pour Jean-Luc Leverge, directeur commercial de Sybase en France, « l’alternative à Blackberry, aujourd’hui, en terme d’attirance des clients, c’est l’iPhone. » Et de justifier ainsi le développement d’une solution Sybase de push-mail pour l’iPhone : « parce que lorsque l’on dit à un cadre qu’il va devoir renoncer à son Blackberry, on ne peut pas lui proposer un truc comme ça [Jean-Luc Leverge montre un imposant Smartphone sous Windows Mobile, NDLR]. Dans un dîner en ville, il n’aurait pas l’air ridicule avec un iPhone, par rapport à un Blackberry. »

Le principal frein au développement de la présence de l’iPhone dans les entreprises ne serait autre que… Apple : « par exemple, on ne peut pas chiffrer les données stockées sur l’iPhone ; le SDK ne le permet pas. » Le mode de distribution des logiciels, hautement contrôlé via iTunes, serait un autre frein. Mais tous deux ne suffisent pas empêcher l’entrée de l’iPhone dans les grandes comptes, notamment : « le déploiement des iPhone en entreprise se fait aujourd’hui de manière désordonnée ; il n’y a aucune sécurité. » Exemples à l’appui – qu’il n’est pas possible de nommer pour des raisons de confidentialité –, Jean-Luc Leverge évoque des populations « auxquelles on ne pas dire non » – direction, cadres supérieurs, etc –, quitte à contrevenir à toutes les politiques de sécurité en œuvre dans l’entreprise, jusqu’à celles qui lui feraient refuser de déployer des Blackberry…

Et Android, dans tout ça ? Merlin Yamsi, évangéliste Sybase, y voit une alternative très prometteuse : « c’est l’idéal pour les développeurs. » Un idéal qu’il espère capable d’exercer une pression suffisante sur Apple pour que celui-ci « ouvre » un peu les conditions de développement pour son Smartphone.

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