iPhone/iPod Touch : des prédateurs à large spectre ?

J’ai déjà évoqué la manière dont, j’imagine, l’iPhone et l’iPod Touch sont susceptibles de se révéler cannibales à l’encontre des netbooks. Cassant, du coup, une partie de la belle machinerie imaginée par les constructeurs informatiques pour relancer leurs ventes. Mon épouse vient de mettre le doigt sur d’autres victimes potentielles de l’iPhone : la télévision mobile personnelle (TMP) et le téléviseur « secondaire » – sabrant au passage un autre pan de la belle machinerie des constructeurs informatiques pour relancer leurs ventes…

Télévision en direct avec EyeTV sur iPhone

Télévision en direct avec EyeTV sur iPhone

Ce soir, j’ai fait découvrir à mon épouse l’application EyeTV, configurée pour fonctionner en conjonction avec l’EyeTV – application de réception TV/TNT/ADSL – installée sur le Mac Mini de la maison. Sa réaction ? « Je veux ça sur mon iPhone ! Pour regarder [une émission visant la ménagère jeune femme-mère de famille de moins de 50 ans, diffusée sur une chaine privée] pendant que nos fils prennent leur bain. » Je lui expliquais que l’application EyeTV permettait de programmer les enregistrements mais, aussi, de regarder la télévision en direct – y compris M6 et TF1 malgré leur réticence à être diffusés en streaming par des opérateurs tels que Free… A la maison, nous n’avons qu’un seul téléviseur, dans le salon. Mais pour peu que nous ayons eu, un instant, l’idée d’en installer d’autres, dans d’autres pièces, le projet aurait été tué dans l’œuf : de téléviseur « secondaire », il n’y aura point chez nous ; l’iPhone, couplé à une application telle que EyeTV, suffira. Le même destin funeste attend manifestement les éventuels terminaux qui essaieraient de nous proposer la TNT en version pseudo nomade : l’iPhone suffit à répondre au besoin d’accéder à la télévision ; le support de diffusion – réseau local WiFi ou TNT – importe finalement assez peu. Et j’ai bien peur que le même sort ne guette également ces ordinateurs domestiques tout-en-un si proches d’une sorte de téléviseur évolué que s’apprêtent à promouvoir les constructeurs d’ordinateurs personnels.

Bref, l’iPhone killer n’est probablement pas né, tout simplement parce que l’anti-virus à spectre (très) large correspondant n’existe pas. Pour l’industrie de l’informatique personnelle et familiale, l’iPhone et l’iPod Touch, avec leurs airs de prédateurs… à spectre large, pourraient s’avérer plus dangereux qu’une grippe A/H1N1.

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