Dieu, l’autre ennemi du Mac… après la cigarette

Qui a dit que le Mac est un culte ou que les utilisateurs d’appareils frappés de la pomme sont des dévots ? Une chose est sûre : Apple n’est pas de cet avis. La firme a la pomme a même, semble-t-il, des réserves vis-à-vis des dommages que Dieu serait capable de causer à ses produits. De fait, c’est écrit noir sur blanc dans les conditions générales de la garantie AppleCare en langue anglaise : « The Plan does not cover […] acts of God or other external causes. » L’histoire ne dit pas si ces conditions s’appliquent uniformément dans l’ensemble des pays anglophones ou exclusivement aux Etats-Unis ni, nonobstant les barrières linguistes, si ces conditions jouent aussi dans les pays non anglophones dans le cadre de sa garantie internationale… Certes, Apple propose des conditions générales de garantie en français. Lesquelles ne font pas mention de la puissance divine, se contentant de faire référence à « un cas fortuit ou une autre cause étrangère. » Mais reste la question : quels textes appliquer en France ?

Fumer nuit (aussi) à la santé de la garantie des Mac

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Surtout, la formulation – même en français – laisse largement place à l’interprétation. Un flou que l’on retrouve, plus loin, toujours au registre des exclusions de garantie : « Ce programme ne couvre pas […] les défauts résultant d’usure normale ou autrement du vieillissement normal du produit ». Là encore, la charge de la preuve est potentiellement lourde… Et renvoie à des exemples pas si lointains : la décoloration du repose poignets des anciens MacBook blancs relevait-elle de l’usure normale ?

La clé de la problématique récemment soulevée par nos confrères de The Consumerist – Apple refusant de prendre sous garantie des réparations sur des machines de fumeurs – réside peut-être dans la clause suivante : « Ce programme ne couvre pas […] les dommages au Produit Couvert attribuables à […] un environnement inadapté (notamment une température ou une humidité inadéquates) ». Là encore, le texte est suffisamment flou pour laisser place à interprétation. Le texte en anglais est plus précis : il évoque un « extreme environment », des conditions extrêmes en français. Ce qui semble loin des conditions atmosphériques et chimiques du bureau d’un fumeur… Reste à savoir ce qu’en pensera la justice.

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