Créateurs, la Sacem vous soutient !

Dans un geste d’une générosité qui dépasse l’imagination [NDLA: et accessoirement, mon entendement], la Sacem vient de décider d’autoriser ses membres à proposer “à titre gratuit et en streaming” l’écoute de leurs oeuvres aux internautes, sur leurs sites Web personnels. Avec cette mesure d’une mansuétude étourdissante, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique entend permettre à ses membres de s’auto-promouvoir sur Internet “tout en assurant aux créateurs le contrôle de leurs oeuvres et la maîtrise permanente de leurs droits sur Internet”, précise-t-elle dans un communiqué.
En clair, un membre de la Sacem obtient ainsi le droit de faire connaître son oeuvre auprès des internautes, à ses frais, et surtout sans avoir le droit de retirer le moindre bénéfice financier de l’opération. Heureusement, la Sacem prévoit d’aider financièrement la création ou l’évolution de ces sites Internet personnels.
Mais attention, il n’est pas question de bricoler dans son coin un zoli petit site à pas cher. Dans une note à l’intention des créateurs, la Sacem précise les critères d’éligibilité à ce programme d’aide “à la création et au développement de sites Internet personnels de compositeurs de musique contemporaine”. Tout d’abord, le site doit disposer de son propre nom de domaine, être élaboré par un prestataire professionnel du secteur, tout comme l’hébergement, le référencement et la maintenance. “L’originalité graphique, sonore, applicative, l’évolutivité et la fréquence de la mise à jour du site sont des éléments importants dans l’appréciation de la demande”. Si toutes ces conditions sont remplies, l’heureux créateurs pourra éventuellement prétendre à une subvention de 5000 euros maximum, versée à la mise en ligne, après acquitement de toutes les factures des prestataires techniques.
Toujours dans le même élan irresistible de soutien à la création, la Sacem ouvrira un annuaire des sites Web de ses membres à la fin du mois de janvier. C’est beau, c’est grand, c’est généreux.