Ces applications qui donnent envie de revenir aux "Web apps"

Logiciels iPhone

Logiciels iPhone

Comme beaucoup d’autres, j’ai franchement apprécié le lancement du kit de développement pour iPhone en mars dernier, puis celui de l’AppStore, cette boutique de logiciels pour iPhone au sein de l’iTunes Store. Mais franchement, au bout de deux mois, je déchante un peu. Non pas que je n’apprécie pas ces multiples applications inutiles mais indispensables, comme le lecteur de codes barres exotiques ou le niveau de maçon exploitant le gyroscope. Sans parler de ces jeux s’appuyant sur des effets graphiques, boulimiques en électricité… [et, franchement, l’iPhone 3G n’a rien de trop de ce côté-là; n’est-ce pas ?]

Non, mon exaspération tient plutôt à ces applications que j’aimerais utiliser mais qui s’avèrent inutilisables. Et les exemples ne manquent pas. A l’heure du firmware 1.1.4 de l’iPhone, j’utilisais beaucoup MobileChat, un logiciel de messagerie instantanée universel. Dans sa nouvelle version, il s’avère inutilisable, la faute aux bugs et aux serveurs submergés. L’application LinkedIn n’est pas meilleure : elle est plus lente que la version “Web App”. Prometteur, le logiciel du New York Times flirte avec l’inexploitable : affreusement trop lent à s’exécuter. L’application Bloomberg vaut à peine mieux : je ne l’ai pas encore vue ne pas planter après un ou deux jours sans lancement. 

Au final, je me surprends à avoir attendu les applications natives pour iPhone et à revenir, souvent, à des applications Web. Finalement, ce n’est pas si grave d’utiliser Safari pour accéder à des données… les applications natives doivent bien, elles aussi, se connecter à Internet pour télécharger ces mêmes données. Alors, l’un ou l’autre, dans plusieurs cas, je préfère simplement la version qui se contente de… fonctionner comme il se doit. Et c’est peut-être pour quelques jeux que j’apprécie le plus les applications natives pour iPhone !

Mais, bien sûr, tout cela renvoie à la question du mode de distribution des applications pour iPhone. D’un côté, Apple ralentit le processus de diffusion des mises à jour en imposant son propre filtre. De l’autre, la firme à la pomme semble plus pressée d’encaisser les dividendes des ventes de ces logiciels que d’assurer un véritable contrôle qualité. Avec une victime : l’utilisateur.

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