Bruxelles veut lutter contre le monopole de Microsoft, pas la Française des Jeux

C’est le genre de découvertes qui m’atterre. Alors que Bruxelles a condamné Microsoft pour abus de position dominante en Europe depuis plus d’un an, un magnifique bastion de l’Etat français contribue généreusement à entretenir la situation monopolistique de l’éditeur américain. Alléché par une publicité reçue par courrier électronique et me proposant une grille gratuite pour le super tirage du loto du vendredi 13 mai, j’ai décidé de m’inscrire et je suis tombé des nues : le site Internet de la française des jeux ne permet de jouer en ligne que si l’on utilise le navigateur Internet Explorer 6 [bon ok, il accepte aussi Netscape Communicator 4 mais quelqu’un l’utilise-t-il encore ?] et qui plus est avec la machine virtuelle Java de Microsoft, surtout pas celle de Sun…
Ah! Et j’ai oublié la fameuse grille gratuite. Il n’a pas sûr que j’ai le temps d’en profiter pour le super loto : les petites lignes du courrier publicitaire indiquent que le compte joueur ne sera crédité de la valeur de ladite grille offerte qu’à partir du moment où il aura été vérifié, à savoir une fois que le courrier d’authentification sera arrivé, et encore, dans un délai de 8 jours à partir de ce moment-là. C’est pas gagné tout ça.