Apple s'attache toujours autant à maîtriser sa communication

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Randy Ubilos, responsable des solutions vidéo d'Apple.

Macworld Expo. Ce salon pouvait apparaître, pour beaucoup, comme une formidable occasion d’approcher directement Apple, ses salariés, ses représentants, et de communiquer ouvertement avec eux. Clairement, la réalité est tout autre. D’abord, avec les “VIP” du constructeur. Randy Ubillos, responsable des solutions vidéo d’Apple, qui a officié durant le Keynote de Phil Schiller pour présenter le nouvel iMovie’09 s’est aventuré dans la salle, parmi les spectateurs, à l’issue de la présentation. L’occasion pour mon confrère Nicolas Gozlan, de iCreate, d’essayer de le prendre en photo, pour rire, avec son magazine dans les mains. Mais chez Apple, on ne badine pas avec ce genre de chose. Randy Ubillos s’est avéré être accompagné par un très discret chien de garde, difficilement repérable de prime abord; lequel lui a expliqué que, non, cette photo ne serait pas convenable. Dont acte.

Tentative avortée.

Tentative avortée.

Allez, c’est de bonne guerre : quand on s’appelle Apple, on ne se risque pas à offrir une quelconque forme de caution à la légère.

La seconde surprise vient du stand Apple. De l’extérieur, il ressemble à un vaste espace de liberté où chacun peut “jouer” à loisir avec chacune des machines en exposition. Mais ce n’est qu’une illusion. Les collaborateurs d’Apple présents sur le stand – et parfois déplacés pour l’expo des quatre coins des Etats-Unis – ont des consignes très strictes, et font eux-même l’objet d’une surveillance étroite : il n’est pas question pour le visiteur de sortir du “scenario” de démonstration des logiciels des suites iLife et iWork; pas question d’utiliser Safari pour consulter un site Web autre que celui d’Apple…

Le stand Apple à Macworld Expo

Le stand Apple à Macworld Expo

Ces collaborateurs d’Apple, tirés de leurs Apple Store locaux pour beaucoup, sont là pour faire, refaire encore et encore, les démonstration du Keynote de Phil Shiller. Il s’agit avant tout de montrer au visiteur ce qu’il peut faire, et de lui éviter de… ne pas réussir à le faire par lui-même. Bref, du marketing de proximité bien contrôlé.

Avec les journalistes, la situation n’est guère plus libérale. Ce mercredi matin, la firme à la pomme a convié une poignée de journalistes européens – dont trois français – à un “media briefing”. L’entrée en matière est prometteuse : “posez vos questions; nous avons une heure, tout le temps nécessaire pour y répondre.” Une fois tout le monde prêt pour commencer, la première règle, inattendue, tombe : pas de photo. Ah… pourtant, il n’y a rien là à attendre, en termes de visuels, de plus que ce que l’on peut voir sur le stand Apple. Et puis, rapidement, la situation tourne à l’aigre, la tension monte, avec quelques questions bien senties, notamment sur la possible évolution des MacBook 13 pouces et MacBook Pro 15 pouces avec l’adoption de batteries inamovibles. La réponse fuse : “nous ne sommes pas là pour parler de futurs produits mais pour parler des produits annoncés aujourd’hui.” Une seconde, puis une troisième question un peu indiscrète, et l’avertissement tombe : “l’horloge tourne, vous perdez du temps” explique en substance l’attaché de presse. Une information filtre, à l’arraché : le MacBook Pro 17 pouces doit tenir environ 4h en lecture de DVD, bien moins qu’annoncé par Apple qui mise sur un usage “en productivité légère”, avec un peu de Web, de courrier électronique, etc. Mais pas de vidéo Flash, par exemple.

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