Free Mobile a semé le chaos sur le marché français de la téléphonie mobile en lançant deux offres, très simples et finalement très lisibles, n’en déplaise à ses détracteurs. Ceux-là même qui n’ont juré, durant près de deux décennies, que par la segmentation artificielle des offres commerciales. Et si cette segmentation s’était faite, justement, au détriment de la rentabilité en générant des coûts inopportuns de support commercial ?
Un télé-conseiller d’Orange me l’avouait récemment : les trois quarts des appels au service client relèvent d’aspects commerciaux… Cela peut sembler étonnant mais, pour peu que cela soit avéré, c’est surtout révélateur de l’inadéquation de l’offre avec la demande. Cette inadéquation peut être source de profit. De fait, dès lors que l’on plafonne un usage défini contractuellement, tout dépassement génère une sur-facturation. Et l’on imagine aisément que celle-ci soit au bénéfice de l’opérateur. Bref, l’offre se tarit sciemment pour profiter économiquement de son inadéquation avec la demande : en clair, on génère plus de marge sur le hors forfait que sur les communications passées dans le cadre du forfait.
Dès lors, les outils et services de suivi de consommation – voire de conseil au choix du forfait le plus adapté aux besoins – n’apparaissent que comme autant d’artifices pour générer plus de profit au détriment du consommateur. Celui qui ne consomme pas son forfait dans son intégralité est une source de profit. Celui qui dépasse son forfait l’est aussi. À la rigueur, seul celui qui colle au plus près des limites de son forfait n’est pas source de profit. En théorie.
L’illimité – ou de flat rate, en anglais – perturbe l’équation. Son calibrage économique nécessite une fine étude statistique des usages. Voire une boule de cristal. Car il s’agit de dimensionner le produit de sorte à ce que, en moyenne, les revenus couvrent les coûts – et assurent la marge – quels que soient les usages. Cela n’a rien de trivial et l’on comprend aisément, alors, que les actuelles offres de Free Mobile soient, à priori, limitées aux trois premiers millions de clients : il s’agit surtout de valider le modèle économique et… de s’assurer que les deux forfaits génèrent plus de recettes que de dépenses.
Replaçons deux secondes le débat dans son contexte : on parle là d’entreprises, par d’organisations philanthropiques.
Mais la vraie question est celle du choix de Free d’opter pour deux offres, simples, claires et précises, par rapport à la jungle des offres des trois opérateurs installés. Une jungle d’autant plus dense et touffue qu’eux-mêmes peinent à assumer leurs offres commerciales de riposte.
Cette question est d’autant plus importante que l’on la rapporte à celle du support client – et à son coût. Il n’est pas question ici de le chiffrer de le manière précise. Mais si l’on estime que 75 % des appels au service client d’un Orange portent sur des questions d’ordre commercial, on est légitimement fondé à se poser la question du coût de la prise en charge de ces appels.
Et pour faire simple : une grille tarifaire simplifiée ne couterait-elle pas moins cher aux opérateurs télécoms ? Ne leur permettrait-elle pas de maintenir leur rentabilité opérationnelle tout en réduisant leurs prix ? C’est peut-être tout simplement ce qu’ils expérimentent avec leurs offres dites low cost qui ont au moins la qualité d’être limitées en nombre et, de facto, lisibles.
Si celles-ci devaient rencontrer un succès commercial, au détriment des offres segmentées traditionnelles, les opérateurs en viendraient probablement à ajuster leurs effectifs de support client. Mais ce ne serait pas la faute du low cost; ce serait celle de la lucidité commerciale.
C’est ce que fait Apple avec l’iphone, iPad ou ses Macs.
Des choix limités mais pertinents.
Pertinent, pertinent ? pas pour tout le monde. Un seul produit apple, certes mais qui fait bcp trop de choses, par rapport à la vrai simplicité de free. De plus la politique de prix n’est en rien comparable, apple = produit cher. Il faut arrêter de dégainer les use-cases apple à tout bout de champs. Cette comparaison n’est vraiment pas bonne.
Le cas d’Apple est différent : vous parlez de matériel. Simplifier son offre a permis au constructeur de rationaliser ses chaînes de production et d’en retirer des économies conséquentes.
Personnellement je n’ai jamais compris les offres à milliers de tiroirs des opérateurs de téléphonie mobile et les offres à milliers de terminaux d’un constructeur de téléphones comme Nokia.
Il doit bien y avoir des raisons (historiques, demandes de gros clients) mais sincèrement, d’un point de vue financier ce doit être des gouffres sans fond.
Nokia avait tout de même 3 ou 4 plateformes (DCTxxx), 3 ou 4 OS (S40, S60, Nokia OS, Maemo, Symbian), 3 ou 4 architectures, etc.
Impossible dans ces conditions d’effectuer un suivi des firmwares convenable.
Pourquoi diable avoir à son catalogue des téléphones qui se ressemblent à la résolution du capteur près ou à la présence du BT près ?
À quoi ça sert à part se faire du mal ?
S’agissait-il de demandes des opérateurs ?
Bref, Apple m’a donné raison : un seul terminal et un suivi des firmwares sur 3 ans.
Et les clients adhèrent avec 37 millions d’iPhone vendu en 3 mois.
Côté tarification tarabiscotées et incompréhensibles pour le client final Free semble me donner raison également.
Mais au final, cette complexité n’était-elle pas là pour noyer le poisson et virtualiser le prix d’un abonnement téléphonique et le prix d’un téléphone ?
db
La comparaison n’est pas pertinente sur au moins deux points puisque:
- Apple s’est servi de sa gamme réduite pour augmenter ses marges, Free pour réduire son prix public.
- Apple fait des bonds de rattrapage régulièrement mais son offre « vieillit » rapidement sur le marché entre 2 vagues annuelles de mises a jour du hardware, Free est sur un marché moins évolutif que les plateformes matérielles « micro informatique » et peut se permettre une offre très stable dans le temps.
Par ailleurs les gammes réduites de Free le sont plus que celles de n’importe quel opérateur en téléphonie ou micro-informatique, et donc la réalité d’économie en terme de gestion de services, pannes, communication seront effectivement au rendez-vous.
Parler d’Apple à chaque coupss de vent n’est pas forcément utile,
parler de l’offre FREEBOX serait plus pertinent, Free Mobile a copié Free Online.
Sauf que là on peut effectivement comparer la simplicité de l’offre.
Sur ce point là, et non pas sur d’autres dont personne n’a jamais fait allusion, ils ont la même philosophie.
Les 3 gros complexifiaient volontairement les offres pour noyer le consommateur et maximiser les profits.
Les concurrents d’Apple que ce soit en informatique ou en téléphonie font pareils.
Combien de modèles Samsung, Nokia ou HTC pour 3 iPhones ? (3GS, 4 et 4S)
Combien de modèles de tablettes pour 2 iPad, 3G ou Wifi ?
Combien de modèles d’ordinateurs chez HP, Sony, Asus ou Acer pour une dizaine de modèles différents chez Apple ?
Si cela a été fait au retour de Jobs pour des raisons de couts c’est aussi par le fait que le but premier est de proposer une offre cohérente et simple. Comme Free.
Tant que Steve Jobs a dirigé Apple il y a toujours eu des offres simples, ce n’est que de 85 à 97 que c’etait n’importe quoi.
Il ya donc bien similarité dans la mise en avant de la simplicité des offres.
Xavier Niel est notoirement connu pour etre un admirateur de Steve Jobs et d’Apple.
Emission « on refait le Mac » special Niel : http://www.youtube.com/watch?v=SA0K2c2w0Co
Emballage des Freebox ressemble énormément à ceux d’Apple. http://www.pcinpact.com/test/freebox-revolution-blu-ray-atom-nas/414-2.htm
Publicités Free inspirées d’Apple. http://www.numerama.com/magazine/19081-free-s-inspire-d-apple-pour-ses-nouvelles-pubs-tv.html
Free Store inspirés des Apple stores. http://www.macbidouille.com/news/2011/05/09/un-apple-store-non-un-free-store
Keynote de type Apple. http://www.journaldugeek.com/2012/01/11/free-mobile-apple/
Difficile de ne pas voir de similitudes.
De plus le produit ADSL en tant que tel étant quasi identiques chez tous les fournisseurs, il est difficile de vouloir vendre plus cher en prétextant la qualité, ce qu’ils pourraient faire si les boxs étaient vendues et non louées.
C’est d’ailleurs la stratégie que prenaient pour excuse les 3 gros pour justifier leurs tarifs exorbitants et qui se retourne actuellement contre eux, étant obligés de baisser leurs tarifs quand une concurrence est enfin arrivée, preuve que leur argument ne valait rien.
Il faut ajouter à cette liste démontrant l’Apple Mania(querie) de XN, la récente annonce de poursuites à quiconque viendrait dire du mal de Free Mobile.
Annonce à l’intention des concurrents ou à l’intention des clients ?
db
des concurrents qui n’arrêtent pas de contester le réseau de Free qui est à chaque fois approuvé.
« Apple fait des bonds de rattrapage régulièrement mais son offre « vieillit » rapidement sur le marché entre 2 vagues annuelles de mises a jour du hardware, Free est sur un marché moins évolutif que les plateformes matérielles « micro informatique » et peut se permettre une offre très stable dans le temps. »
L’offre d’Apple vieillit rapidement si on regarde ça du point de vue PC, dont le but des fabricants, de Microsoft et des éditeurs est de fabriquer l’obsolescence pour vendre toujours plus de nouvelles versions de Windows, des composants toujours plus puissants, même si on en a pas besoin ou pour faire des jeux plus beaux sans pour autant se fatiguer à optimiser un jeu. Il est rare qu’un jeu récent tourne à fond sur une configuration qui a plus de 6 mois sans être allé dans des prix de folie en config.
Chez Apple, dont le jeu n’est pas la vocation première, un iMac vieux de 5 ans sera toujours très performant pour la très grande majorité des taches.
Il est d’ailleurs très difficile de trouver des Macs d’occasion à prix intéressant, quand un PC perd les 2/3 de sa valeurs quelques semaines après son achat, puisque de nouveaux composant sont sortis entre temps.
Mon dernier PC acheté 1100 euros, faisant tourner Crysis à fond lors de sa sortie en 2007, lorsque j’ai voulu le vendre 6 mois plus tard n’est pas monté au dessus de 350 euros sur eBay et sur les divers forums spécialisé de jeux où j’ai posté l’offre pour savoir à quel prix je pouvais la vendre on m’a ri au nez quand j’espérais en tirer 500 euros car « il était dépassé ».
Effectivement mais il n’ y a pas que la performance qui rentre en jeu. La maniaquerie des Apple Mania(ques) y est pour beaucoup ainsi que le design.
Les possesseurs de matériel Apple sont connus pour soigner leur matériel ; matériel qui n’est pas en plastoc du reste. Ça compte beaucoup.
Un iMac se revend 2 ans après à 50-60% de sa valeur d’acquisition ! C’est tout de même sensationnel non ?
db
J’attendais la venue de free sur le marché de la téléphonie mobile depuis longtemps. Je n’ai pas changé de forfait pour ne pas reprendre d’engagement jusqu’au jour J où j’ai été enfin Freeeeee.
Ils ont fait la même chose qu’avec Internet. Des prix justes. Merci à eux.
Free c’est la Révolution
Très bon opérateur.