Non loin de là où j’habite se trouve un sympathique revendeur Panasonic. Pour l’expérience, je lui ai confié le disque enregistré problématique du lecteur de l’Ordinateur Individuel qui m’a mis sur la piste de CPRM. Pour mémoire, Panasonic est une marque de Matsushita, l’un des aimables promoteurs de CPRM. A notre grande surprise, le film enregistré et protégé par CPRM a pu être copié sans la moindre difficulté du DVD-RW que m’a transmis le lecteur de l’OI, au disque dur d’un enregistreur de DVD Panasonic DMR-EH60. Son transfert ultérieur du disque dur de l’appareil vers un DVD-RW ou un DVD-RAM n’a pas, non plus, posé le moindre problème. Sur son site Web, Panasonic assure pourtant que ses enregistreurs de DVD actuels supportent CPRM
Plus généralement, la mise en oeuvre de CPRM semble pour le moins très « libre », du moins pour le moment. Ainsi, j’ai reçu deux témoignages faisant état de la possibilité d’accéder au contenu de DVD protégés avec des lecteurs de DVD de PC non compatibles CPRM avec, à la clé, copie et lecture à loisir. Ces témoignages laissent entrevoir deux choses :
- les lecteurs de DVD de PC compatibles CPRM bloquent l’accès à la hiérarchie du disque à tout logiciel non compatible CPRM; Du coup, un lecteur de DVD de PC non compatible CPRM doit permettre d’accéder à la hiérarchie des disques protégés.
- le contenu protégé par CPRM n’est pas forcément chiffré.
A vérifier.
[...] Où en sommes nous avec CPRM ? Les éléments que j’ai recueillis après quelques jours d’enquête m’ont conduit à me forger une opinion assez précise sur le sujet. Je vous livre le fruit de ma réflexion. Tout d’abord, les enregistreurs DVD de salon utilisent CPRM pour protéger les enregistrements, depuis 2003. La protection s’est initialement faite remarquée parce que les appareils compatibles imposent l’utilisation de DVD-R/-RW/-RAM compatibles CPRM et que ces disques n’étaient monnaie courante il y a plus de deux ans. Depuis, il se sont largement généralisés et l’application de CPRM est devenue transparente pour une grande majorité d’utilisateurs. Mais, dans la pratique, quels sont les effets de CPRM ? Avec un enregistreur DVD de salon, CPRM a toutes les chances de passer inaperçu. Son implémentation pourrait même être fantaisiste au point de n’empêcher en rien les copies que le dispositif est censé interdire. La lecture ne devrait pas poser de problème, y compris sur de simples lecteurs de DVD non compatibles CPRM, pourvus qu’ils supportent le format d’enregistrement utilisé (VR, notamment). Les disques protégés par CPRM sont illisibles avec des lecteurs et graveurs de DVD de PC non compatibles CPRM. Ils apparaissent comme vierge sous Windows XP, Mac OS X et Linux. Mais des logiciels compatibles CPRM, comme Nero Showtime par exemple, peuvent en lire le contenu. Sous Mac OS X et Linux, je n’ai pas trouve de logiciel compatible. Les disques protégés par CPRM semblent lisibles avec des lecteurs et graveurs de PC dont le firmware n’intègre pas le support de la protection. Contrairement à toute attente, il semble même que les vidéos ne soient pas chiffrées et, du coup, parfaitement lisibles et rippables. [...]
[...] de salon, CPRM a toutes les chances de passer inaperçu. Son implémentation pourrait même être fantaisiste au point de n’empêcher en rien les copies que le dispositif est censé interdire. La lecture [...]